L'expression « développement durable » a été proposée pour la première fois en 1980 dans la Stratégie mondiale de la conservation publiée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le Fonds mondial pour la nature (WWF) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). En 1987, la Commission des Nations Unies sur l'environnement et le développement publie le rapport Notre avenir à tous (Rapport Brundtland) qui va populariser le concept de développement durable. Le rapport Brundtland définit le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins des générations actuelles sans pour autant compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. » En 1991, la nouvelle stratégie de conservation de la nature publiée par l'UICN, le WWF et le PNUE définit le développement durable comme le fait d'améliorer les conditions d'existence des communautés humaines, tout en restant dans les limites de la capacité de charge des écosystèmes.
Le développement durable vise trois objectifs :
- l'intégrité écologique ;
- l'équité entre les nations, les individus et les générations ;
- l'efficacité économique.
La mise en oeuvre de ces trois objectifs
s'appuie sur un certain nombre de mesures dont l'énoncé nous aide à
mieux saisir l'ampleur du défi qu'ils représentent.
1) Maintenir l'intégrité de l'environnement, c'est-à-dire intégrer,
dans l'ensemble des actions des communautés humaines, la préoccupation
du maintien de la vitalité et de la diversité des gènes, des espèces et
de l'ensemble des écosystèmes naturels terrestres et aquatiques, et ce,
notamment, par des mesures de protection de la qualité de
l'environnement, par la restauration, l'aménagement et le maintien des
habitats essentiels aux espèces ainsi que par une gestion durable de
l'utilisation des populations animales et végétales exploitées.
2) Améliorer l'équité sociale, c'est-à-dire permettre la satisfaction
des besoins essentiels des communautés humaines présentes et futures et
l'amélioration de la qualité de vie, et ce, notamment, par l'accès pour
tous à l'emploi, à l'éducation, aux soins médicaux et aux services
sociaux, à un logement de qualité, ainsi que par le respect des droits
et des libertés de la personne, et par la participation, pour
l'ensemble des groupes de la société, aux différents processus de prise
de décision.
3) Améliorer l'efficacité économique, c'est-à-dire favoriser une
gestion optimale des ressources humaines, naturelles et financières,
afin de permettre la satisfaction des besoins des communautés humaines,
et ce, notamment, par la responsabilisation des entreprises et des
consommateurs au regard des biens et des services qu'ils produisent et
utilisent ainsi que par l'adoption de politiques gouvernementales
appropriées (principe du pollueur/utilisateur-payeur, internalisation
des coûts environnementaux et sociaux, éco-fiscalité, etc). |