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Trois cent participants, experts sous-régionaux et internationaux, bailleurs fonds, acteurs issus d'institutions nationales et de la société civile, sont réunis à Yaoundé dans le cadre de la 6ème réunion plénière du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC). Ouverts le 11 novembre 2009 par le ministre en charge des forêts de la RCA, Président en exercice de la Commission des forêts d'Afrique centrale (COMIFAC), M. Emmanuel Bizot, en présence des ministres des forêts et de l'environnement de la RDC, du Cameroun, du Congo et du Tchad, les travaux de Yaoundé visent à partager les expériences vécues au cours des dernières années dans un cadre dépassant le niveau technique, en vue de consolider la vision du partenariat. Précisant les objectifs de la rencontre, M. Hans Schipulle, Facilitateur du PFBC, a souligné le souhait ardent de créer un moment de dialogue ouvert et d'approfondir des thématiques pouvant faciliter la mise en œuvre du Plan de Convergence de la COMIFAC et des conventions internationales majeures sur les forêts et l'environnement.
Lors de la cérémonie d'ouverture, le Président en exercice de la
COMIFAC a rappelé que la rencontre de Yaoundé se tenait quelques jours
après le 13ème Congrès forestier mondial et à un mois du Sommet sur le
changement climatique de Copenhague. A cet égard, il a appelé la
Communauté internationale à se montrer plus agissante, en apportant des
appuis financiers accrus pour financer le plan d'opération triennal
2009-2011 du Plan de Convergence dont le coût global est estimé à 1,7
milliards de dollars. Dans son allocution, le ministre camerounais des
Forêts et de la Faune, M. Elvis Ngolle, a insisté sur la nécessité de
concilier la conservation et la survie des populations dans un contexte
de pauvreté. Il a formulé cette problématique autour de trois questions
:
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Comment promouvoir la gestion durable, l'idée de conservation sans hypothéquer l'avenir et la survie des peuples ?
-
Quelles sont les solutions compensatoires aux populations dépendantes des ressources naturelles ?
-
Quelles peuvent être les solutions de la communauté internationale ?
Outre les échanges en plénière et un « marché de l'information » visant
à offrir aux participants un cadre de partage d'expériences et
d'acquis, quatre ateliers thématiques ont été organisés : le renforcement
institutionnel de la COMIFAC, la gouvernance et les conditions cadre
dans les pays du Bassin du Congo, la mise en œuvre du Plan de
convergence de la COMIFAC et des conventions majeures sur les forêts et
l'environnement, l'équilibre entre la conservation et l'utilisation
durable des terres forestières.
Le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) a été lancé en
septembre 2002 à l'occasion du Sommet mondial sur le développement
durable de Johannesburg, en réponse à l'appel lancé par les Nations
unies en février 2000, qui demandait à la communauté internationale
d'apporter un appui matériel et financier aux pays du Bassin du Congo,
afin d'encourager leurs efforts pour assurer la conservation et la
gestion durable de leurs écosystèmes forestiers, deuxième massif
forestier tropical au monde après l'Amazonie. Aujourd'hui le PFBC
regroupe 53 membres ; en plus des pays de la COMIFAC, 12 pays
occidentaux, 12 organisations internationales, 13 ONG et 7 membres du
secteur privé y participent. Parmi ses actions récentes, on peut
mentionner la publication sur « l'état des forêts du Bassin du Congo »,
ainsi que l'appui apporté au développement d'une capacité politique et
technique en vue des négociations sur le REDD (Réduction des émissions
dues à la déforestation et la dégradation des forêts).
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