A
l'issue leur Sommet sur les écosystèmes forestiers
d'Afrique centrale à Yaoundé en 1999, les Chefs d'Etat
ont donné mandat à leurs ministres en charge des forêts
de coordonner et de veiller à la mise en oeuvre des résultats
du Sommet, notamment la Déclaration de Yaoundé. C'est
dans ce cadre qu'a été mise sur pied la Conférence
des ministres en charge des forêts d'Afrique Centrale (COMIFAC), qui se
postionnait, dans un contexte caractérisé par une
multiplicité d'acteurs et d'organisations sous-régionales,
comme l'unique instance politique et technique d'orientation, de
coordination et de décision en matière de gestion
durable des écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale.
La COMIFAC a tenu plusieurs sessions à Yaoundé et à
Brazzaville, qui ont notamment permis d'élaborer et d'adopter
le « Plan de convergence pour la conservation et la
gestion durable des forêts du Bassin du Congo ».
En février 2005, le deuxième Sommet des Chefs d'Etat
pour la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers
d'Afrique centrale, qui s'est tenue à Brazzaville, a procédé à une
réfonte du cadre institutionnel sous-régional relatif aux forêts, en
instituant par un Traité (Traité relatif à la conservation et la
gestion durable
des écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale), une organisation
internationale dénommée
« Commission des forêts d'Afrique centrale
(COMIFAC) », qui, s'appuyant sur le statut juridique que lui
confère le Traité, devient l'organe chargé de
l’orientation, de l’harmonisation, et du suivi des politiques
forestières et environnementales en Afrique Centrale.
La
COMIFAC est dotée de trois organes : le Sommet des Chefs
d’Etat et de Gouvernement, le Conseil des Ministres, le
Secrétariat Exécutif.
Son siège a été fixé à Yaoundé au Cameroun.
Le financement de la COMIFAC est assuré par une
contribution obligatoire des Etats membres selon un principe égalitaire
ou conformément à un mécanisme de financement indexé sur un taux
appliqué à la somme des recettes réalisées sur les produits forestiers
et fauniques exportés.