La Planète se rechauffe ...
- La température moyenne de notre planète a augmenté de 0.6 °C (avec une marge d'erreur de ± 0.2 °C) au cours du 20ème siècle, une augmentation anormalement rapide, qui serait la plus importante jamais observée sur une échelle de temps aussi courte depuis 1000 ans !
- Les six années les plus chaudes jamais enregistrées depuis l'existence des relevés (1861) sont toutes entre 1998 et 2006. Par ordre décroissant : 1998, 2005, 2002, 2003, 2004, 2006. Le 20e siècle a été le siècle le plus chaud et les années 1990 seraient les chaudes des 1 000 dernières années.
- L’Office météorologique britannique a annoncé que l’année 2007 pourrait être l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec une hausse de 0,54 degré Celsius de la moyenne long terme de 1961-1990, qui est de 14 degrés.
Déjà des Repercussions ...
Plusieurs phénomènes que les experts attribuent au réchauffement climatique sont déjà observés :
- Réduction de la couverture neigeuse (de 10% depuis la fin des années 60
- Fonte des glaciers, élévation globale du niveau de la mer (Entre 10 et 20 centimètres au cours du 20 ème siècle)
- Augmentation de la fréquence et de l'intensité des sécheresses dans certaines zones d'Asie et d'Afrique durant ces dernières décennies
- Allongement de la période de végétation aux latitudes moyennes à élevées, et progression en altitude d'un certain nombre d'espèces végétales et animales
Mais le pire reste à venir si rien n'est fait ...
Dans son dernier rapport, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) se montre particulièrement alarmant :
- Réduction générale des rendements potentiels des cultures dans la plupart des régions tropicales et subtropicales
- Diminution des disponibilités en eau pour les populations de nombreuses régions aréiques, particulièrement dans les zones subtropicales (3.1 milliards de personnes concernées)
- Migration et disparition de nombreuses espèces (selon une publication WWF-Greenpeace-Réseau Action Climat France, le changement climatique pourrait provoquer la disparition d’ici 2050 de plus d’un million d’espèces animales et végétales (15 à 37% d’espèces terrestres)
- Augmentation du nombre de personnes exposées à des maladies à transmission vectorielle (par exemple le paludisme) ou à des maladies hydriques (par exemple le choléra) et de la mortalité due aux agressions thermiques
- Augmentation généralisée du risque d'inondation due à la fois à l'augmentation des épisodes de fortes précipitations et à l'élévation du niveau de la mer
L'Afrique plus vulnérable que l'on ne pensait...
Selon un rapport de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) sur l'impact du changement climatique en Afrique, publié en 2006, « la vulnérabilité du continent face au changement climatique est beaucoup plus forte qu'on ne le pensait ».
Ce rapport fait les projections suivantes :
- 30 pour cent des infrastructures côtières d’Afrique, y compris les aménagements humains au long du Golfe de Guinée et des côtes sénégalaises, gambiennes et égyptiennes, risquent d’être submergées du fait du réchauffement climatique
- 25 à 40 pour cent des habitats d’espèces en Afrique pourraient disparaître d’ici 2085
- Le rendement des cultures céréalières baissera de 5 % d'ici aux années 2080, et les cultures de base, comme le sorgho au Soudan, en Ethiopie, en Erythrée et en Zambie, le maïs au Ghana, le mil au Soudan ou l'arachide en Gambie, se détérioreront
- Quelque 70 % des 800 millions d'Africains vivant d'une agriculture dépendante à 95 % des eaux de pluie, seront touchées du fait des répercussions des changements climatiques sur l'agriculture
L'Homme au banc des accusés ...

Les preuves scientifiques réunies par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) montrent que l'homme est responsable, dans une probabilité de 90 %, du réchauffement climatique de ces 120 dernières années. En cause l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre (notamment le dioxyde de carbone) venant de l'utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz), de la déforestation et de l'agriculture.
On estime que la concentration actuelle de CO2 n'avait encore jamais été atteinte au cours des 420 000 dernières années et probablement pas non plus au cours des 20 millions d'années précédentes. Le taux d'augmentation actuel est sans précédent depuis au moins 20 000 ans.
Le Protocole de Kyoto, une réponse à problème ...
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 La première réponse majeure de la Communauté internationale au défi posé par le changement climatique a été l'adoption à RIO en 1992 de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, avec pour objectif de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique ».
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Afin de parvenir à cet objectif, un texte additionnel à cette Convention, le Protocole de Kyoto, a été signé en 1997, pour fixer un calendrier et un engagement chiffré de réduction, d’ici 2012, des émissions de 5,2% par rapport à leur niveau de 1990, de la part des pays industrialisés (les autres pays pouvant adhérer à ce Protocole sans engagement quantitatif de réduction d'émissions).
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Le protocole de Kyoto est rentré en vigueur le 16 février 2005
Cependant, son application est mise à mal par :
- Le refus des Etats-Unis de le ratifier, alors que ses émissions de gaz à effet de serre représentent 25% des émissions mondiales
- Les réticences des pays en développement comme l'Inde
- Même les pays du G8 ayant ratifiés le protocole peinent à respecter leurs engagements
Nos forêts : Une part importante du probleme ...
Des recherches récemment publiées dans la revue Science montrent que le ralentissement du rythme de déforestation dans les zones tropicales contribuerait à la réduction des émissions anthropiques de carbone et donc à lutter contre le réchauffement climatique.
En réalité, les forêts peuvent avoir un effet double sur le climat :
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En l'état, elles sont des puits de carbone car elles piègent et stockent le dioxyde de carbone. Elles seraient ainsi capables d'absorber environ le dixième des émissions mondiales de carbone prévues pour la première moitié de ce siècle
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En revanche, lorsqu'elles sont détruites, elles deviennent des sources importantes de carbone qu'elles ont emmagasiné. Selon la FAO, la déforestation produit le sixième environ des émissions mondiales de CO2
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Selon les chercheurs, une hypothèse de réduction du rythme de déforestation de 50% en 2050, puis d'arrêt de la déforestation à partir de cette date, permettrait à elle seule, à l'échelle du siècle, d'éviter l'émission de 50 milliards de tonnes de carbone, soit l'équivalent de six années de consommation de combustibles fossiles. Cet effort représenterait 12 % de l'effort global de réduction des émissions à réaliser d'ici à 2100 pour stabiliser la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone (CO2) à 450 ppm (contre 380 ppm aujourd'hui et 280 ppm avant l'ère industrielle).
Approfondir la Question ...
(1) Documents
(2) Ouvrages
- Jean Jouzel, Anne Debroise, Climat : jeux dangereux, Dunod, 2007
(3) Sites Internet :
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