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		<title>Fran&#231;ois Ossama</title>
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					<title>Etats-Unis-Chine : une alliance objective contre le climat. Pourquoi un accord contraignant sur le climat n&#8217;est pas possible &#224; moyen terme ?</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=etats_unis_chine_une_alliance_objective_&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 19:25:09 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">Ecologie</category>					<guid isPermaLink="false">76@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Le Sommet sur les changements climatiques de Copenhague s&#8217;est achev&#233; dans une certaine confusion, avec un accord minimum, non juridiquement contraignant. Il faut souligner que cet accord, dont les contours finaux ont &#233;t&#233; d&#233;limit&#233;s par la Chine et les Etats-Unis, n&#8217;a pas &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233; formellement. A l&#8217;heure du bilan, je dirais plut&#244;t que l&#8217;int&#233;r&#234;t de ce sommet aura finalement &#233;t&#233; plus g&#233;opolitique qu&#8217;&#233;cologique, car Copenhague a surtout confirm&#233; le poids (que l&#8217;on mesure depuis la crise &#233;conomique) pris par la Chine sur la sc&#232;ne internationale. D&#233;sormais, l&#8217;axe entre la Chine et les Etats-Unis (que l&#8217;on appelle d&#233;j&#224; G2) structurera la diplomatie internationale et ses d&#233;cisions importantes. En tout cas, pour ce qui concerne les n&#233;gociations sur le climat, le Sommet de Copenhague a clairement montr&#233; que leur issue ne d&#233;pend plus uniquement que de la position des Etats-Unis mais aussi de celle de la Chine. Or, sous leurs divergences apparentes, ces deux pays ont construit &#224; Copenhague une alliance objective qui a bloqu&#233; l&#8217;int&#233;r&#234;t &#233;cologique m&#234;me de l&#8217;accord. Il importe donc de bien comprendre les logiques sous-jacentes, pas toujours affirm&#233;es dans les tribunes internationales, qui sous-tendent le tandem Chine-Etats-Unis.
En r&#233;alit&#233; m&#234;me si les strat&#233;gies de ces deux pays visent des objectifs diff&#233;rents (l&#8217;un en qu&#234;te de leadership &#233;conomique et g&#233;opolitique et l&#8217;autre voulant le conserver), elles se fondent sur des logiques similaires qui rendent pratiquement impossible &#224; court et &#224; moyen termes l&#8217;adoption et l&#8217;application d&#8217;un accord ambitieux sur le climat. J&#8217;entends par accord ambitieux, un accord contraignant, bas&#233; sur les objectifs de r&#233;duction des &#233;missions formul&#233;s par les scientifiques (1) et dot&#233; de m&#233;canismes de contr&#244;le et de sanctions (&#224; l&#8217;exemple de ceux en vigueur &#224; l&#8217;OMC). M&#234;me si un tel accord &#233;tait trouv&#233; et adopt&#233;, je ne miserai pas non plus sur son respect ; le protocole de Kyoto pr&#233;sente un bilan mitig&#233;, il est donc difficile d&#8217;imaginer qu&#8217;un accord (qui, rappelons le, n&#8217;aurait &#233;videment de sens que s&#8217;il est contraignant et vise les objectifs &#233;cologiques d&#233;finis par les scientifiques) pris dans son prolongement soit globalement appliqu&#233;. On insiste beaucoup sur le fait que les am&#233;ricains n&#8217;ont pas ratifi&#233; Kyoto, mais il faut aussi de pr&#233;ciser que peu de pays qui ont sign&#233; ce protocole ont pu tenir leurs engagements. Le refus des chinois d&#8217;accepter tout m&#233;canisme d&#8217;inspection ou de contr&#244;le international des &#233;missions de GES (un des points de friction avec les am&#233;ricains &#224; Copenhague) montre bien que certains pays veulent se r&#233;server une marge de flexibilit&#233; dans la mise en &#339;uvre d&#8217;un &#233;ventuel accord contraignant.

Pourquoi il n&#8217;y aura pas un accord ambitieux ? Les am&#233;ricains, sans lesquels un engagement international sur le climat n&#8217;aurait &#233;videment pas de sens, ne veulent pas prendre le risque d&#8217;un changement brutal du paradigme &#233;conomique actuel &#8211; d&#8217;o&#249;, apr&#232;s tout, ils tirent les leviers de leur superpuissance &#8211; impos&#233; par un engagement international, qui les contraindrait &#224; adopter des mesures d&#8217;att&#233;nuation dont ils pr&#233;sument qu&#8217;elles pourraient &#233;roder la comp&#233;titivit&#233; de leur &#233;conomie et de leur leadership. Ils pr&#233;f&#232;rent op&#233;rer une transition en douceur et parfaitement ma&#238;tris&#233;e d&#8217;eux-m&#234;mes (c&#8217;est tr&#232;s important d&#8217;insister sur ce point) vers un paradigme &#233;conomique &#233;cologique ou durable (ce qu&#8217;on appelle &#233;conomie verte), dont ils seraient le moteur et qui leur permettrait de conserver un avantage comp&#233;titif leur garantissant le maintien de leur supr&#233;matie &#233;conomique. Or justement, l&#8217;&#233;cologie ouvre un nouveau cycle industriel et &#233;conomique qui pourrait d&#233;terminer le leadership &#233;conomique de demain. La strat&#233;gie am&#233;ricaine sur le climat se fonde donc uniquement sur un r&#233;alisme &#233;conomique &#224; court et moyen termes et des logiques capitalistes classiques qui ont pour but de transformer les contraintes &#233;cologiques en aubaines pour leur croissance : plut&#244;t que d&#8217;imposer &#224; leur industrie des normes environnementales contraignantes &#233;dict&#233;es par un trait&#233;, ils pr&#233;f&#232;rent voir dans l&#8217;adaptation et l&#8217;att&#233;nuation aux changements climatiques un nouveau march&#233;. Cette approche est donc tr&#232;s &#233;loign&#233;e de l&#8217;id&#233;ologie &#233;cologique originelle qui questionne le mod&#232;le consum&#233;riste et pr&#244;ne la d&#233;croissance. Cette strat&#233;gie am&#233;ricaine est d&#233;j&#224; impl&#233;ment&#233;e : les am&#233;ricains, tout en refusant de signer Kyoto et tout autre accord international contraignant sur le climat, investissent aujourd&#8217;hui massivement dans les technologies vertes ; apr&#232;s le num&#233;rique, la Silicon Valley s&#8217;est engag&#233;e dans un nouveau cycle d&#8217;innovation sur les produits et services verts, (biocarburants, solaire, voitures propres, etc.), r&#233;ussissant &#224; attirer d&#8217;importants capitaux qui parient d&#233;sormais sur des start-up &#233;cologiques. C&#8217;est ainsi que les Etats-Unis ont d&#233;j&#224; pris une avance dans les technologies vertes. Selon une &#233;tude du WWF, intitul&#233;e &#171; Economie propre, plan&#232;te vivante &#187; les Etats-Unis, avec l&#8217;Allemagne, sont, en termes de revenus g&#233;n&#233;r&#233;s, les deux principaux b&#233;n&#233;ficiaires des technologies vertes.

Ces logiques &#233;conomiques, qui sous-tendent la position am&#233;ricaine depuis des ann&#233;es, sont aussi partag&#233;es par les chinois. En effet, autant ils se sont engag&#233;s, comme les am&#233;ricains, dans la course aux technologies et &#224; l&#8217;&#233;conomie vertes (selon l&#8217;&#233;tude du WWF pr&#233;cit&#233;e, la Chine se classe en 4e position dans les ventes de ces technologies derri&#232;re l&#8217;Allemagne, les Etats-Unis et le Japon), autant ils consid&#232;rent qu&#8217;une reconversion &#224; marche forc&#233;e de leur &#233;conomie, surtout en mati&#232;re d&#8217;&#233;nergie (la Chine tire encore 70% de son &#233;nergie du Charbon), a un co&#251;t qui, selon eux, pourrait entra&#238;ner un fl&#233;chissement de leur croissance. Ils pr&#233;f&#232;rent donc, comme les am&#233;ricains, choisir leur rythme, qui ne bouscule nullement les fondements structurels de leur essor &#233;conomique, m&#234;me si ceux-ci, (comme le maintien d&#8217;une industrie du charbon particuli&#232;rement polluante) ont un impact consid&#233;rable sur l&#8217;environnement. Parall&#232;lement, dans une perspective purement &#233;conomique voire capitaliste, et conscients, comme les am&#233;ricains, de ses enjeux importants, ils se lancent dans la bataille pour tirer partie des opportunit&#233;s de  la nouvelle &#233;conomie verte. Ce n&#8217;est donc pas un hasard si le programme de relance &#233;conomique chinois consacre 38% des d&#233;penses pr&#233;vues aux technologies vertes.

Pour r&#233;sumer cette analyse, contrairement &#224; l&#8217;opinion r&#233;pandue, les dirigeants et strat&#232;ges am&#233;ricains et chinois sont bien conscients de l&#8217;impasse &#233;cologique vers laquelle se dirige notre plan&#232;te. Mais ils consid&#232;rent que les enjeux et les risques li&#233;s &#224; cette impasse se posent, pour eux, &#224; plus long terme. Or, &#224; l&#8217;heure actuelle et &#224; moyen terme, ils sont et resteront les deux principaux b&#233;n&#233;ficiaires du mod&#232;le techno-&#233;conomique qui est le vecteur du r&#233;chauffement de la plan&#232;te et qui est implicitement mis en cause par les textes comme le protocole de Kyoto : les Etats-Unis bien qu&#8217;en difficult&#233; sur le plan &#233;conomique restent la premi&#232;re puissance mondiale ; la Chine a la plus forte croissance au monde et est en passe de ravir la  place de deuxi&#232;me puissance &#233;conomique au Japon. Par cons&#233;quent, ces deux pays consid&#232;rent que leur int&#233;r&#234;t &#224; court et moyen termes est de retarder les processus contraignants qui implicitement touchent aux fondations de leur domination pour l&#8217;un, de leur qu&#234;te de d&#233;veloppement pour l&#8217;autre. La strat&#233;gie de ces deux pays est plut&#244;t de d&#233;placer, in fine, les enjeux &#233;cologiques sur le terrain &#233;conomique, gr&#226;ce &#224; l&#8217;&#233;conomie verte. Plut&#244;t que d&#8217;adh&#233;rer &#224; un &#224; accord international pour lequel ils consid&#232;rent n&#8217;avoir aucun int&#233;r&#234;t national, c&#8217;est par les technologies et l&#8217;&#233;conomie vertes, prises dans des logiques capitalistes classiques, qui leur offrent des opportunit&#233;s &#233;conomiques, que ces deux pays essayeront de g&#233;rer la question des changements climatiques (m&#234;me l&#8217;administration Bush d&#233;fendait cette vision).

A cette analyse, on pourrait objecter que la question des enjeux &#233;conomiques (sp&#233;cifiques aux pays d&#233;velopp&#233;s) d&#8217;un accord contraignant sur le climat se pose aussi bien aux Etats-Unis qu&#8217;&#224; l&#8217;Europe qui, bon &#233;l&#232;ve de Kyoto, est plus r&#233;solue &#224; changer de paradigme. Il y a notamment le risque de d&#233;crochage ou de perte de comp&#233;titivit&#233; des entreprises des pays appliquant cet accord par rapport &#224; ceux ne qui ne respecte pas (des voix dans le patronat fran&#231;ais se sont r&#233;cemment &#233;lev&#233;s &#224; ce propos). Cependant, il se trouve que pour des raisons g&#233;ographiques ou spatiales, culturelles ou de mode de vie (qui tranche avec le mode de vie am&#233;ricain ou &#171; l&#8217;american way of life &#187;) la conscience &#233;cologique et l&#8217;&#233;cologie politique se sont rapidement impos&#233;e en Europe, en particulier en Allemagne et dans les pays scandinaves. De sorte que contrairement aux am&#233;ricains, le vieux continent, a pris le risque de r&#233;pondre au d&#233;fi &#233;cologique nonobstant les contraintes &#233;conomiques potentielles. Cette attitude moralement louable n&#8217;est pas partag&#233;e par les am&#233;ricains.

Si les technologies vertes constituent &#224; la fois un moyen d&#8217;adaptation et d&#8217;att&#233;nuation, elles ne peuvent pas, seules, enrayer les tendances r&#233;v&#233;l&#233;es par les scientifiques, qui arrivent &#224; leur seuil d&#8217;irr&#233;versibilit&#233;. M&#234;me si, avec les moyens technologiques et industriels que nous disposons aujourd&#8217;hui, les changements de paradigme peuvent s&#8217;op&#233;rer &#224; un rythme acc&#233;l&#233;r&#233; (comme on l&#8217;a vu avec la r&#233;volution num&#233;rique), il faudra du temps pour que les produits &#233;cologiques (v&#233;hicules propres, &#233;nergies renouvelables, etc.) touchent une masse critique pour en esp&#233;rer un impact syst&#233;mique sur les tendances climatiques.

Le probl&#232;me est que le temps, certains pays du monde n&#8217;en disposent plus. Car pour eux ce n&#8217;est m&#234;me plus une question de g&#233;n&#233;rations futures. Les r&#233;fugi&#233;s climatiques existent bel et bien d&#233;j&#224; ; &#224; cause de l&#8217;&#233;rosion de leur c&#244;te, 2500 habitants d&#8217;une &#238;le de Papouasie-Nouvelle-Guin&#233;e seront bient&#244;t transf&#233;r&#233;s vers l&#8217;int&#233;rieur du pays. Les glaciers du Kilimandjaro auront disparu d&#8217;ici 15 ans posant un s&#233;rieux probl&#232;me de ressources en eau &#224; des millions d&#8217;habitants d&#8217;Afrique australe. C&#8217;est l&#224; naturellement que l&#8217;on mesure l&#8217;&#233;go&#239;sme des nations qui ont dans leurs mains la cl&#233; d&#8217;un v&#233;ritable accord sur le climat.

(1) Pour les scientifiques du Groupe intergouvernemental d&#8217;experts sur le climat (Giec), il faut imp&#233;rativement limiter l&#8217;augmentation de la temp&#233;rature moyenne de la plan&#232;te &#224; 2&#176;, car au del&#224; de ce seuil, les cons&#233;quences seraient dramatiques et irr&#233;versibles (ils &#233;voquent m&#234;me l&#8217;extinction de 30% des esp&#232;ces v&#233;g&#233;tales et animales). Or pour &#233;viter d&#8217;atteindre ce seuil, il faut une r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre (GES) de l&#8217;ordre de 40% d&#8217;ici 2020 par rapport &#224; leur niveau de 1990</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Le Sommet sur les changements climatiques de Copenhague s&#8217;est achev&#233; dans une certaine confusion, avec un accord minimum, non juridiquement contraignant. Il faut souligner que cet accord, dont les contours finaux ont &#233;t&#233; d&#233;limit&#233;s par la Chine et les Etats-Unis, n&#8217;a pas &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233; formellement. A l&#8217;heure du bilan, je dirais plut&#244;t que l&#8217;int&#233;r&#234;t de ce sommet aura finalement &#233;t&#233; plus g&#233;opolitique qu&#8217;&#233;cologique, car Copenhague a surtout confirm&#233; le poids (que l&#8217;on mesure depuis la crise &#233;conomique) pris par la Chine sur la sc&#232;ne internationale. D&#233;sormais, l&#8217;axe entre la Chine et les Etats-Unis (que l&#8217;on appelle d&#233;j&#224; G2) structurera la diplomatie internationale et ses d&#233;cisions importantes. En tout cas, pour ce qui concerne les n&#233;gociations sur le climat, le Sommet de Copenhague a clairement montr&#233; que leur issue ne d&#233;pend plus uniquement que de la position des Etats-Unis mais aussi de celle de la Chine. Or, sous leurs divergences apparentes, ces deux pays ont construit &#224; Copenhague une alliance objective qui a bloqu&#233; l&#8217;int&#233;r&#234;t &#233;cologique m&#234;me de l&#8217;accord. Il importe donc de bien comprendre les logiques sous-jacentes, pas toujours affirm&#233;es dans les tribunes internationales, qui sous-tendent le tandem Chine-Etats-Unis.</p>
<p align="justify">En r&#233;alit&#233; m&#234;me si les strat&#233;gies de ces deux pays visent des objectifs diff&#233;rents (l&#8217;un en qu&#234;te de leadership &#233;conomique et g&#233;opolitique et l&#8217;autre voulant le conserver), elles se fondent sur des logiques similaires qui rendent pratiquement impossible &#224; court et &#224; moyen termes l&#8217;adoption et l&#8217;application d&#8217;un accord ambitieux sur le climat. J&#8217;entends par accord ambitieux, un accord contraignant, bas&#233; sur les objectifs de r&#233;duction des &#233;missions formul&#233;s par les scientifiques (1) et dot&#233; de m&#233;canismes de contr&#244;le et de sanctions (&#224; l&#8217;exemple de ceux en vigueur &#224; l&#8217;OMC). M&#234;me si un tel accord &#233;tait trouv&#233; et adopt&#233;, je ne miserai pas non plus sur son respect ; le protocole de Kyoto pr&#233;sente un bilan mitig&#233;, il est donc difficile d&#8217;imaginer qu&#8217;un accord (qui, rappelons le, n&#8217;aurait &#233;videment de sens que s&#8217;il est contraignant et vise les objectifs &#233;cologiques d&#233;finis par les scientifiques) pris dans son prolongement soit globalement appliqu&#233;. On insiste beaucoup sur le fait que les am&#233;ricains n&#8217;ont pas ratifi&#233; Kyoto, mais il faut aussi de pr&#233;ciser que peu de pays qui ont sign&#233; ce protocole ont pu tenir leurs engagements. Le refus des chinois d&#8217;accepter tout m&#233;canisme d&#8217;inspection ou de contr&#244;le international des &#233;missions de GES (un des points de friction avec les am&#233;ricains &#224; Copenhague) montre bien que certains pays veulent se r&#233;server une marge de flexibilit&#233; dans la mise en &#339;uvre d&#8217;un &#233;ventuel accord contraignant.</p>

<p align="justify">Pourquoi il n&#8217;y aura pas un accord ambitieux ? Les am&#233;ricains, sans lesquels un engagement international sur le climat n&#8217;aurait &#233;videment pas de sens, ne veulent pas prendre le risque d&#8217;un changement brutal du paradigme &#233;conomique actuel &#8211; d&#8217;o&#249;, apr&#232;s tout, ils tirent les leviers de leur superpuissance &#8211; impos&#233; par un engagement international, qui les contraindrait &#224; adopter des mesures d&#8217;att&#233;nuation dont ils pr&#233;sument qu&#8217;elles pourraient &#233;roder la comp&#233;titivit&#233; de leur &#233;conomie et de leur leadership. Ils pr&#233;f&#232;rent op&#233;rer une transition en douceur et parfaitement ma&#238;tris&#233;e d&#8217;eux-m&#234;mes (c&#8217;est tr&#232;s important d&#8217;insister sur ce point) vers un paradigme &#233;conomique &#233;cologique ou durable (ce qu&#8217;on appelle &#233;conomie verte), dont ils seraient le moteur et qui leur permettrait de conserver un avantage comp&#233;titif leur garantissant le maintien de leur supr&#233;matie &#233;conomique. Or justement, l&#8217;&#233;cologie ouvre un nouveau cycle industriel et &#233;conomique qui pourrait d&#233;terminer le leadership &#233;conomique de demain. La strat&#233;gie am&#233;ricaine sur le climat se fonde donc uniquement sur un r&#233;alisme &#233;conomique &#224; court et moyen termes et des logiques capitalistes classiques qui ont pour but de transformer les contraintes &#233;cologiques en aubaines pour leur croissance : plut&#244;t que d&#8217;imposer &#224; leur industrie des normes environnementales contraignantes &#233;dict&#233;es par un trait&#233;, ils pr&#233;f&#232;rent voir dans l&#8217;adaptation et l&#8217;att&#233;nuation aux changements climatiques un nouveau march&#233;. Cette approche est donc tr&#232;s &#233;loign&#233;e de l&#8217;id&#233;ologie &#233;cologique originelle qui questionne le mod&#232;le consum&#233;riste et pr&#244;ne la d&#233;croissance. Cette strat&#233;gie am&#233;ricaine est d&#233;j&#224; impl&#233;ment&#233;e : les am&#233;ricains, tout en refusant de signer Kyoto et tout autre accord international contraignant sur le climat, investissent aujourd&#8217;hui massivement dans les technologies vertes ; apr&#232;s le num&#233;rique, la Silicon Valley s&#8217;est engag&#233;e dans un nouveau cycle d&#8217;innovation sur les produits et services verts, (biocarburants, solaire, voitures propres, etc.), r&#233;ussissant &#224; attirer d&#8217;importants capitaux qui parient d&#233;sormais sur des start-up &#233;cologiques. C&#8217;est ainsi que les Etats-Unis ont d&#233;j&#224; pris une avance dans les technologies vertes. Selon une &#233;tude du WWF, intitul&#233;e &#171; Economie propre, plan&#232;te vivante &#187; les Etats-Unis, avec l&#8217;Allemagne, sont, en termes de revenus g&#233;n&#233;r&#233;s, les deux principaux b&#233;n&#233;ficiaires des technologies vertes.</p>

<p align="justify">Ces logiques &#233;conomiques, qui sous-tendent la position am&#233;ricaine depuis des ann&#233;es, sont aussi partag&#233;es par les chinois. En effet, autant ils se sont engag&#233;s, comme les am&#233;ricains, dans la course aux technologies et &#224; l&#8217;&#233;conomie vertes (selon l&#8217;&#233;tude du WWF pr&#233;cit&#233;e, la Chine se classe en 4e position dans les ventes de ces technologies derri&#232;re l&#8217;Allemagne, les Etats-Unis et le Japon), autant ils consid&#232;rent qu&#8217;une reconversion &#224; marche forc&#233;e de leur &#233;conomie, surtout en mati&#232;re d&#8217;&#233;nergie (la Chine tire encore 70% de son &#233;nergie du Charbon), a un co&#251;t qui, selon eux, pourrait entra&#238;ner un fl&#233;chissement de leur croissance. Ils pr&#233;f&#232;rent donc, comme les am&#233;ricains, choisir leur rythme, qui ne bouscule nullement les fondements structurels de leur essor &#233;conomique, m&#234;me si ceux-ci, (comme le maintien d&#8217;une industrie du charbon particuli&#232;rement polluante) ont un impact consid&#233;rable sur l&#8217;environnement. Parall&#232;lement, dans une perspective purement &#233;conomique voire capitaliste, et conscients, comme les am&#233;ricains, de ses enjeux importants, ils se lancent dans la bataille pour tirer partie des opportunit&#233;s de  la nouvelle &#233;conomie verte. Ce n&#8217;est donc pas un hasard si le programme de relance &#233;conomique chinois consacre 38% des d&#233;penses pr&#233;vues aux technologies vertes.</p>

<p align="justify">Pour r&#233;sumer cette analyse, contrairement &#224; l&#8217;opinion r&#233;pandue, les dirigeants et strat&#232;ges am&#233;ricains et chinois sont bien conscients de l&#8217;impasse &#233;cologique vers laquelle se dirige notre plan&#232;te. Mais ils consid&#232;rent que les enjeux et les risques li&#233;s &#224; cette impasse se posent, pour eux, &#224; plus long terme. Or, &#224; l&#8217;heure actuelle et &#224; moyen terme, ils sont et resteront les deux principaux b&#233;n&#233;ficiaires du mod&#232;le techno-&#233;conomique qui est le vecteur du r&#233;chauffement de la plan&#232;te et qui est implicitement mis en cause par les textes comme le protocole de Kyoto : les Etats-Unis bien qu&#8217;en difficult&#233; sur le plan &#233;conomique restent la premi&#232;re puissance mondiale ; la Chine a la plus forte croissance au monde et est en passe de ravir la  place de deuxi&#232;me puissance &#233;conomique au Japon. Par cons&#233;quent, ces deux pays consid&#232;rent que leur int&#233;r&#234;t &#224; court et moyen termes est de retarder les processus contraignants qui implicitement touchent aux fondations de leur domination pour l&#8217;un, de leur qu&#234;te de d&#233;veloppement pour l&#8217;autre. La strat&#233;gie de ces deux pays est plut&#244;t de d&#233;placer, in fine, les enjeux &#233;cologiques sur le terrain &#233;conomique, gr&#226;ce &#224; l&#8217;&#233;conomie verte. Plut&#244;t que d&#8217;adh&#233;rer &#224; un &#224; accord international pour lequel ils consid&#232;rent n&#8217;avoir aucun int&#233;r&#234;t national, c&#8217;est par les technologies et l&#8217;&#233;conomie vertes, prises dans des logiques capitalistes classiques, qui leur offrent des opportunit&#233;s &#233;conomiques, que ces deux pays essayeront de g&#233;rer la question des changements climatiques (m&#234;me l&#8217;administration Bush d&#233;fendait cette vision).</p>

<p align="justify">A cette analyse, on pourrait objecter que la question des enjeux &#233;conomiques (sp&#233;cifiques aux pays d&#233;velopp&#233;s) d&#8217;un accord contraignant sur le climat se pose aussi bien aux Etats-Unis qu&#8217;&#224; l&#8217;Europe qui, bon &#233;l&#232;ve de Kyoto, est plus r&#233;solue &#224; changer de paradigme. Il y a notamment le risque de d&#233;crochage ou de perte de comp&#233;titivit&#233; des entreprises des pays appliquant cet accord par rapport &#224; ceux ne qui ne respecte pas (des voix dans le patronat fran&#231;ais se sont r&#233;cemment &#233;lev&#233;s &#224; ce propos). Cependant, il se trouve que pour des raisons g&#233;ographiques ou spatiales, culturelles ou de mode de vie (qui tranche avec le mode de vie am&#233;ricain ou &#171; l&#8217;american way of life &#187;) la conscience &#233;cologique et l&#8217;&#233;cologie politique se sont rapidement impos&#233;e en Europe, en particulier en Allemagne et dans les pays scandinaves. De sorte que contrairement aux am&#233;ricains, le vieux continent, a pris le risque de r&#233;pondre au d&#233;fi &#233;cologique nonobstant les contraintes &#233;conomiques potentielles. Cette attitude moralement louable n&#8217;est pas partag&#233;e par les am&#233;ricains.</p>

<p align="justify">Si les technologies vertes constituent &#224; la fois un moyen d&#8217;adaptation et d&#8217;att&#233;nuation, elles ne peuvent pas, seules, enrayer les tendances r&#233;v&#233;l&#233;es par les scientifiques, qui arrivent &#224; leur seuil d&#8217;irr&#233;versibilit&#233;. M&#234;me si, avec les moyens technologiques et industriels que nous disposons aujourd&#8217;hui, les changements de paradigme peuvent s&#8217;op&#233;rer &#224; un rythme acc&#233;l&#233;r&#233; (comme on l&#8217;a vu avec la r&#233;volution num&#233;rique), il faudra du temps pour que les produits &#233;cologiques (v&#233;hicules propres, &#233;nergies renouvelables, etc.) touchent une masse critique pour en esp&#233;rer un impact syst&#233;mique sur les tendances climatiques.</p>

<p align="justify">Le probl&#232;me est que le temps, certains pays du monde n&#8217;en disposent plus. Car pour eux ce n&#8217;est m&#234;me plus une question de g&#233;n&#233;rations futures. Les r&#233;fugi&#233;s climatiques existent bel et bien d&#233;j&#224; ; &#224; cause de l&#8217;&#233;rosion de leur c&#244;te, 2500 habitants d&#8217;une &#238;le de Papouasie-Nouvelle-Guin&#233;e seront bient&#244;t transf&#233;r&#233;s vers l&#8217;int&#233;rieur du pays. Les glaciers du Kilimandjaro auront disparu d&#8217;ici 15 ans posant un s&#233;rieux probl&#232;me de ressources en eau &#224; des millions d&#8217;habitants d&#8217;Afrique australe. C&#8217;est l&#224; naturellement que l&#8217;on mesure l&#8217;&#233;go&#239;sme des nations qui ont dans leurs mains la cl&#233; d&#8217;un v&#233;ritable accord sur le climat.</p>

<p align="justify">(1) Pour les scientifiques du Groupe intergouvernemental d&#8217;experts sur le climat (Giec), il faut imp&#233;rativement limiter l&#8217;augmentation de la temp&#233;rature moyenne de la plan&#232;te &#224; 2&#176;, car au del&#224; de ce seuil, les cons&#233;quences seraient dramatiques et irr&#233;versibles (ils &#233;voquent m&#234;me l&#8217;extinction de 30% des esp&#232;ces v&#233;g&#233;tales et animales). Or pour &#233;viter d&#8217;atteindre ce seuil, il faut une r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre (GES) de l&#8217;ordre de 40% d&#8217;ici 2020 par rapport &#224; leur niveau de 1990</p>]]></content:encoded>
					<comments>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?p=76&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1#comments</comments>
				</item>
								<item>
					<title>Crise climatique : une partie d&#8217;&#233;checs sans issue ?</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=crise_climatique_une_partie_d_echecs_san&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 19:17:57 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">Ecologie</category>					<guid isPermaLink="false">75@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>N&#8217;oublions pas que cette Terre, nous ne l&#8217;avons pas re&#231;ue de nos parents, nous l&#8217;avons emprunt&#233;e &#224; nos enfants.

Le Sommet des Nations Unies sur les changements climatiques s&#8217;est ouvert &#224; Copenhague, avec dans son agenda la n&#233;gociation d&#8217;un accord international qui devra succ&#233;der au Protocole de Kyoto expirant en 2012. Apr&#232;s plusieurs mois d&#8217;&#226;pres n&#233;gociations, tant au niveau des experts qu&#8217;au niveau politique, et malgr&#233; l&#8217;impressionnante m&#233;diatisation qu&#8217;a b&#233;n&#233;fici&#233; ce sommet, les leaders du monde, ramant souvent &#224; contre-courant de leurs opinions publiques peinent toujours &#224; trouver un consensus sur deux points fondamentaux : les objectifs de r&#233;duction des &#233;missions (au moins de 40% d&#8217;ici 2020 par rapport &#224; 1990, car pour les scientifiques, en de&#231;&#224; de ce taux on atteindrait le point de non retour avec des effets irr&#233;versibles) et l&#8217;aide &#224; apporter aux pays en d&#233;veloppement (estim&#233;e &#224; 110 milliards d&#8217;euros par an). On ne peut pas dire, au moment o&#249; s&#8217;ouvre ce sommet, quelle en sera l&#8217;issue. S&#8217;il est admis aujourd&#8217;hui que &#171; la maison br&#251;le &#187; pour reprendre l&#8217;expression de l&#8217;ancien Pr&#233;sident fran&#231;ais Jacques Chirac lors du Sommet mondial sur le d&#233;veloppement durable de Johannesburg en 2002, et que la responsabilit&#233; de l&#8217;homme est majeure dans ce d&#233;sastre (il y a donc lieu de se f&#233;liciter des progr&#232;s dans la prise conscience par rapport &#224; il y a dix ans), les r&#233;sistances &#224; l&#8217;action restent tenaces, aussi bien chez les riches que les pauvres. C&#8217;est &#224; une v&#233;ritable partie d&#8217;&#233;checs que semblent s&#8217;&#234;tre engag&#233;s les pays de la plan&#232;te, chacun s&#8217;arc-boutant sur des consid&#233;rations culturelles, g&#233;ostrat&#233;giques ou &#233;conomiques (qui ne cadrent pourtant pas toujours avec leurs int&#233;r&#234;ts &#224; long terme).

Pour les Etats-Unis, ce ne sont pas seulement les enjeux &#233;conomiques qui constituent le point de blocage et expliquent un jusqu&#8217;au-boutisme qui les a conduit &#224; refuser de ratifier Kyoto, aussi bien sous une administration et un congr&#232;s d&#233;mocrates que r&#233;publicains. C&#8217;est aussi, et on l&#8217;a souvent malheureusement peu soulign&#233;, les motivations culturelles qui expliquent la position am&#233;ricaine, car dans cette question du climat, la perspective d&#8217;une remise en cause de leur mode de vie (l&#8217;American way of life) avec ce qu&#8217;il comporte comme exc&#232;s, effraie bon nombre d&#8217;am&#233;ricains. Les chinois et les indiens, de leur c&#244;t&#233;, sont engag&#233;s dans une course effr&#233;n&#233;e au d&#233;veloppement, sur les m&#234;mes fondations que le mod&#232;le occidental, alors qu&#8217;ils auraient pu tirer les le&#231;ons des erreurs de ce dernier et proposer des paradigmes alternatifs. Dans ce sch&#233;ma, ils opposent leur droit au d&#233;veloppement &#224; la protection de l&#8217;environnement, en consid&#233;rant que des objectifs trop contraignants peuvent compromettre leur croissance. Pour les autres pays en d&#233;veloppement ou pauvres, l&#8217;&#233;quation est encore plus simple : c&#8217;est aux pays industrialis&#233;s de payer l&#8217;addition, car ils ont une responsabilit&#233; historique dans la crise environnementale. Ils ont une dette &#233;cologique qu&#8217;ils doivent aujourd&#8217;hui honorer.

Je suis de ceux qui pensent qu&#8217;il faut n&#233;cessairement prendre en compte les enjeux sociaux de la question environnementale dans son ensemble (pas uniquement celle du r&#233;chauffement climatique), car il est &#233;vident, &#224; moins de remettre en cause les logiques et les finalit&#233;s sous-jacentes m&#234;mes du d&#233;veloppement tel qu&#8217;il a &#233;t&#233; construit et reproduit jusqu&#8217;ici (ce dont je ne suis pas contre!), il faut consid&#233;rer que la pr&#233;servation de l&#8217;environnement a un co&#251;t social. Or l&#8217;une des faiblesses des conventions internationales actuelles sur l&#8217;environnement est qu&#8217;elles int&#232;grent insuffisamment des mesures d&#8217;accompagnement &#224; l&#8217;adaptation, surtout dans les pays pauvres. Je milite donc pour une solidarit&#233; entre les pays, quoique les modalit&#233;s soient difficiles &#224; d&#233;finir ; n&#233;anmoins le programme REDD (R&#233;duction des &#233;missions dues &#224; la d&#233;forestation et &#224; la d&#233;gradation) est, &#224; ce sujet, un exemple de m&#233;canisme de compensation des efforts de conservation des for&#234;ts tropicales &#224; encourager.

Cependant, en tant qu&#8217;&#233;cologiste, je consid&#232;re que les pays en d&#233;veloppement commettent une erreur historique majeure et une faute &#233;thique en faisant de ce principe de solidarit&#233; un objet de chantage et de marchandage, qui donne l&#8217;impression qu&#8217;ils n&#8217;ont rien &#224; perdre. C&#8217;est justement la meilleure mani&#232;re de prendre aux pays riches une part de leur responsabilit&#233; devant l&#8217;histoire et les g&#233;n&#233;rations futures.</description>
					<content:encoded><![CDATA[<i>N&#8217;oublions pas que cette Terre, nous ne l&#8217;avons pas re&#231;ue de nos parents, nous l&#8217;avons emprunt&#233;e &#224; nos enfants.</i>

<p align="justify">Le Sommet des Nations Unies sur les changements climatiques s&#8217;est ouvert &#224; Copenhague, avec dans son agenda la n&#233;gociation d&#8217;un accord international qui devra succ&#233;der au Protocole de Kyoto expirant en 2012. Apr&#232;s plusieurs mois d&#8217;&#226;pres n&#233;gociations, tant au niveau des experts qu&#8217;au niveau politique, et malgr&#233; l&#8217;impressionnante m&#233;diatisation qu&#8217;a b&#233;n&#233;fici&#233; ce sommet, les leaders du monde, ramant souvent &#224; contre-courant de leurs opinions publiques peinent toujours &#224; trouver un consensus sur deux points fondamentaux : les objectifs de r&#233;duction des &#233;missions (au moins de 40% d&#8217;ici 2020 par rapport &#224; 1990, car pour les scientifiques, en de&#231;&#224; de ce taux on atteindrait le point de non retour avec des effets irr&#233;versibles) et l&#8217;aide &#224; apporter aux pays en d&#233;veloppement (estim&#233;e &#224; 110 milliards d&#8217;euros par an). On ne peut pas dire, au moment o&#249; s&#8217;ouvre ce sommet, quelle en sera l&#8217;issue. S&#8217;il est admis aujourd&#8217;hui que &#171; la maison br&#251;le &#187; pour reprendre l&#8217;expression de l&#8217;ancien Pr&#233;sident fran&#231;ais Jacques Chirac lors du Sommet mondial sur le d&#233;veloppement durable de Johannesburg en 2002, et que la responsabilit&#233; de l&#8217;homme est majeure dans ce d&#233;sastre (il y a donc lieu de se f&#233;liciter des progr&#232;s dans la prise conscience par rapport &#224; il y a dix ans), les r&#233;sistances &#224; l&#8217;action restent tenaces, aussi bien chez les riches que les pauvres. C&#8217;est &#224; une v&#233;ritable partie d&#8217;&#233;checs que semblent s&#8217;&#234;tre engag&#233;s les pays de la plan&#232;te, chacun s&#8217;arc-boutant sur des consid&#233;rations culturelles, g&#233;ostrat&#233;giques ou &#233;conomiques (qui ne cadrent pourtant pas toujours avec leurs int&#233;r&#234;ts &#224; long terme).</p>

<p align="justify">Pour les Etats-Unis, ce ne sont pas seulement les enjeux &#233;conomiques qui constituent le point de blocage et expliquent un jusqu&#8217;au-boutisme qui les a conduit &#224; refuser de ratifier Kyoto, aussi bien sous une administration et un congr&#232;s d&#233;mocrates que r&#233;publicains. C&#8217;est aussi, et on l&#8217;a souvent malheureusement peu soulign&#233;, les motivations culturelles qui expliquent la position am&#233;ricaine, car dans cette question du climat, la perspective d&#8217;une remise en cause de leur mode de vie (l&#8217;American way of life) avec ce qu&#8217;il comporte comme exc&#232;s, effraie bon nombre d&#8217;am&#233;ricains. Les chinois et les indiens, de leur c&#244;t&#233;, sont engag&#233;s dans une course effr&#233;n&#233;e au d&#233;veloppement, sur les m&#234;mes fondations que le mod&#232;le occidental, alors qu&#8217;ils auraient pu tirer les le&#231;ons des erreurs de ce dernier et proposer des paradigmes alternatifs. Dans ce sch&#233;ma, ils opposent leur droit au d&#233;veloppement &#224; la protection de l&#8217;environnement, en consid&#233;rant que des objectifs trop contraignants peuvent compromettre leur croissance. Pour les autres pays en d&#233;veloppement ou pauvres, l&#8217;&#233;quation est encore plus simple : c&#8217;est aux pays industrialis&#233;s de payer l&#8217;addition, car ils ont une responsabilit&#233; historique dans la crise environnementale. Ils ont une dette &#233;cologique qu&#8217;ils doivent aujourd&#8217;hui honorer.</p>

<p align="justify">Je suis de ceux qui pensent qu&#8217;il faut n&#233;cessairement prendre en compte les enjeux sociaux de la question environnementale dans son ensemble (pas uniquement celle du r&#233;chauffement climatique), car il est &#233;vident, &#224; moins de remettre en cause les logiques et les finalit&#233;s sous-jacentes m&#234;mes du d&#233;veloppement tel qu&#8217;il a &#233;t&#233; construit et reproduit jusqu&#8217;ici (ce dont je ne suis pas contre!), il faut consid&#233;rer que la pr&#233;servation de l&#8217;environnement a un co&#251;t social. Or l&#8217;une des faiblesses des conventions internationales actuelles sur l&#8217;environnement est qu&#8217;elles int&#232;grent insuffisamment des mesures d&#8217;accompagnement &#224; l&#8217;adaptation, surtout dans les pays pauvres. Je milite donc pour une solidarit&#233; entre les pays, quoique les modalit&#233;s soient difficiles &#224; d&#233;finir ; n&#233;anmoins le programme REDD (R&#233;duction des &#233;missions dues &#224; la d&#233;forestation et &#224; la d&#233;gradation) est, &#224; ce sujet, un exemple de m&#233;canisme de compensation des efforts de conservation des for&#234;ts tropicales &#224; encourager.</p>

<p align="justify">Cependant, en tant qu&#8217;&#233;cologiste, je consid&#232;re que les pays en d&#233;veloppement commettent une erreur historique majeure et une faute &#233;thique en faisant de ce principe de solidarit&#233; un objet de chantage et de marchandage, qui donne l&#8217;impression qu&#8217;ils n&#8217;ont rien &#224; perdre. C&#8217;est justement la meilleure mani&#232;re de prendre aux pays riches une part de leur responsabilit&#233; devant l&#8217;histoire et les g&#233;n&#233;rations futures.</p>]]></content:encoded>
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				</item>
								<item>
					<title>Hommage &#224; Teddy Goldsmith : "le Grand-p&#232;re de l'&#233;cologie"</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=hommage_a_teddy_goldsmith_le_grand_pere_&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 06:33:20 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">Ecologie</category>					<guid isPermaLink="false">74@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Teddy Goldsmith, une des figures les plus marquantes du mouvement &#233;cologique, s&#8217;en est all&#233; le 21 ao&#251;t dernier &#224; l&#8217;&#226;ge de 80 ans. Militant &#233;cologique et naturaliste de la premi&#232;re heure, il fonde la revue The Ecologist en 1969. Il publie le &#171; Le Tao de l&#8217;&#233;cologie, une vision &#233;cologique du monde &#187; (1), une r&#233;f&#233;rence dans la critique du mod&#232;le philosophique qui a conduit l&#8217;humanit&#233; dans l&#8217;impasse socio-environnementale actuelle.

Cet ouvrage, qui est l&#8217;un de mes livres de chevet, est un plaidoyer pour une approche holistique ou syst&#233;mique du monde, qui consid&#232;re la Terre, Ga&#239;a, comme un tout vivant. Car pour Teddy, c&#8217;est la conception oppos&#233;e (r&#233;ductionniste et m&#233;caniste), formul&#233;e par Newton, Descartes et les autres, qui a pos&#233; les fondations d&#8217;une construction socio-&#233;conomique et culturelle peu respectueuse de tous les autres &#233;l&#233;ments et composantes de la Vie, entrainant leur destruction (qui, ultimement entrainera d&#8217;ailleurs la n&#244;tre !). Il pr&#244;ne &#233;galement dans ce livre une plus grande consid&#233;ration pour les mod&#232;les de pens&#233;e des peuples indig&#232;nes (appel&#233;s primitifs par l&#8217;intelligentsia occidentale), dont il assume d&#8217;ailleurs le fait d&#8217;y tirer son inspiration, car certains de ces peuples ont r&#233;ussi &#224; vivre en parfaite musicalit&#233; avec leur environnement pendant des mill&#233;naires. Nous devrions nous r&#233;-approprier ces paradigmes indig&#232;nes pour sauver notre plan&#232;te. Ce point constitue l&#8217;une de ses convictions les plus profondes, exprim&#233;es tout au long de sa vie.

Goldsmith est rest&#233; l&#8217;un des tenors du courant &#233;cologique conservateur, en phase avec ceux qui consid&#232;rent que le concept de d&#233;veloppement durable est un compromis politique qui a d&#233;voy&#233; les aspirations &#233;cologiques fondamentales.

Je rends ici hommage &#224; ce homme exceptionnel (que certains appellent le &#171; grand-p&#232;re de l&#8217;&#233;cologie &#187;) qui a consacr&#233; sa vie et sa fortune &#224; la pr&#233;servation de la nature. Notons que le journal l&#8217;Ecologiste du mois de novembre 2009 lui sera consacr&#233;.

(1) Ouvrage d&#8217;abord publi&#233; sous le titre &#171; Le d&#233;fi du XXIe si&#232;cle &#8211; une vision &#233;cologique du monde &#187; aux &#233;ditions du Rocher en 1994 et r&#233;&#233;dit&#233; en juin 2002 </description>
					<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Teddy Goldsmith, une des figures les plus marquantes du mouvement &#233;cologique, s&#8217;en est all&#233; le 21 ao&#251;t dernier &#224; l&#8217;&#226;ge de 80 ans. Militant &#233;cologique et naturaliste de la premi&#232;re heure, il fonde la revue The Ecologist en 1969. Il publie le &#171; Le Tao de l&#8217;&#233;cologie, une vision &#233;cologique du monde &#187; (1), une r&#233;f&#233;rence dans la critique du mod&#232;le philosophique qui a conduit l&#8217;humanit&#233; dans l&#8217;impasse socio-environnementale actuelle.</p>

<p align="justify">Cet ouvrage, qui est l&#8217;un de mes livres de chevet, est un plaidoyer pour une approche holistique ou syst&#233;mique du monde, qui consid&#232;re la Terre, Ga&#239;a, comme un tout vivant. Car pour Teddy, c&#8217;est la conception oppos&#233;e (r&#233;ductionniste et m&#233;caniste), formul&#233;e par Newton, Descartes et les autres, qui a pos&#233; les fondations d&#8217;une construction socio-&#233;conomique et culturelle peu respectueuse de tous les autres &#233;l&#233;ments et composantes de la Vie, entrainant leur destruction (qui, ultimement entrainera d&#8217;ailleurs la n&#244;tre !). Il pr&#244;ne &#233;galement dans ce livre une plus grande consid&#233;ration pour les mod&#232;les de pens&#233;e des peuples indig&#232;nes (appel&#233;s primitifs par l&#8217;intelligentsia occidentale), dont il assume d&#8217;ailleurs le fait d&#8217;y tirer son inspiration, car certains de ces peuples ont r&#233;ussi &#224; vivre en parfaite musicalit&#233; avec leur environnement pendant des mill&#233;naires. Nous devrions nous r&#233;-approprier ces paradigmes indig&#232;nes pour sauver notre plan&#232;te. Ce point constitue l&#8217;une de ses convictions les plus profondes, exprim&#233;es tout au long de sa vie.</p>

<p align="justify">Goldsmith est rest&#233; l&#8217;un des tenors du courant &#233;cologique conservateur, en phase avec ceux qui consid&#232;rent que le concept de d&#233;veloppement durable est un compromis politique qui a d&#233;voy&#233; les aspirations &#233;cologiques fondamentales.</p>

<p align="justify">Je rends ici hommage &#224; ce homme exceptionnel (que certains appellent le &#171; grand-p&#232;re de l&#8217;&#233;cologie &#187;) qui a consacr&#233; sa vie et sa fortune &#224; la pr&#233;servation de la nature. Notons que le journal l&#8217;Ecologiste du mois de novembre 2009 lui sera consacr&#233;.</p>

<p align="justify">(1) Ouvrage d&#8217;abord publi&#233; sous le titre &#171; Le d&#233;fi du XXIe si&#232;cle &#8211; une vision &#233;cologique du monde &#187; aux &#233;ditions du Rocher en 1994 et r&#233;&#233;dit&#233; en juin 2002 </p>]]></content:encoded>
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				</item>
								<item>
					<title>Le virage &#233;colo de mon &#233;picier</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=le_virage_ecolo_de_mon_epicier&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 19:30:49 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">Ecologie</category>					<guid isPermaLink="false">73@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Le matin, sur le chemin du bureau, j&#8217;ai pris l&#8217;habitude de m&#8217;arr&#234;ter dans une &#233;picerie pour acheter quelques produits &#224; emporter pour mon petit d&#233;jeuner. J&#8217;ai toujours refus&#233; syst&#233;matiquement d&#8217;accepter des sacs plastiques comme emballages, pr&#233;f&#233;rant les transporter avec mes mains ou dans du papier (alimentaire) ; ce qui a fini par intriguer les employ&#233;s forts sympathiques qui me servent habituellement. Car visiblement, ils &#233;taient peu inform&#233;s et sensibilis&#233;s sur la probl&#233;matique de ces sacs plastiques (en particulier, les fameux sacs plastiques noirs &#224; base d&#8217;hydrocarbures tr&#232;s r&#233;pandus au Cameroun). J&#8217;ai donc pris le temps de leur expliquer les dangers de ces plastiques non recyclables, aussi bien pour l&#8217;environnement que pour la sant&#233; (lire le billet que j&#8217;ai &#233;crit r&#233;cemment &#224; ce sujet). Les sacs plastiques (que je refusais obstin&#233;ment de prendre) sont d&#8217;ailleurs devenu le principal sujet de nos &#233;changes quotidiens d&#8217;amabilit&#233;.

Je voyais bien qu&#8217;ils &#233;taient quelque peu g&#234;n&#233;s de me voir trimbaler des aliments avec mes mains. Mais finalement mon obstination a pay&#233;. Car grande et belle a &#233;t&#233; ma surprise d&#8217;arriver l&#224; bas ce matin et me voir proposer, comme emballages, des sacs plastiques recyclables (transparents, &#224; base de polypropyl&#232;neW) ! Ils m&#8217;ont expliqu&#233; avoir eu une discussion avec leur patron, qui a finalement &#233;t&#233; convaincu, au moins de faire quelque chose pour &#171; ce client qui transporte ses produits &#224; la main &#187;.

J&#8217;ai voulu partager ici cette exp&#233;rience pour vous conforter dans l&#8217;id&#233;e que de petits gestes individuels, bien qu&#8217;ils paraissent, pour certaines personnes, tellement insignifiants, sont n&#233;cessaires pour contribuer (chacun modestement &#224; son niveau, autour de lui) &#224; la pr&#233;servation de l&#8217;environnement : c&#8217;est la somme de ces gestes et engagements personnels qui construira la soci&#233;t&#233; verte de demain. Et surtout, ces gestes individuels, lorsqu&#8217;ils sont constants, peuvent susciter l&#8217;adh&#233;sion des autres.
</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Le matin, sur le chemin du bureau, j&#8217;ai pris l&#8217;habitude de m&#8217;arr&#234;ter dans une &#233;picerie pour acheter quelques produits &#224; emporter pour mon petit d&#233;jeuner. J&#8217;ai toujours refus&#233; syst&#233;matiquement d&#8217;accepter des sacs plastiques comme emballages, pr&#233;f&#233;rant les transporter avec mes mains ou dans du papier (alimentaire) ; ce qui a fini par intriguer les employ&#233;s forts sympathiques qui me servent habituellement. Car visiblement, ils &#233;taient peu inform&#233;s et sensibilis&#233;s sur la probl&#233;matique de ces sacs plastiques (en particulier, les fameux sacs plastiques noirs &#224; base d&#8217;hydrocarbures tr&#232;s r&#233;pandus au Cameroun). J&#8217;ai donc pris le temps de leur expliquer les dangers de ces plastiques non recyclables, aussi bien pour l&#8217;environnement que pour la sant&#233; (lire le billet que j&#8217;ai &#233;crit r&#233;cemment &#224; ce sujet). Les sacs plastiques (que je refusais obstin&#233;ment de prendre) sont d&#8217;ailleurs devenu le principal sujet de nos &#233;changes quotidiens d&#8217;amabilit&#233;.</p>

<p align="justify">Je voyais bien qu&#8217;ils &#233;taient quelque peu g&#234;n&#233;s de me voir trimbaler des aliments avec mes mains. Mais finalement mon obstination a pay&#233;. Car grande et belle a &#233;t&#233; ma surprise d&#8217;arriver l&#224; bas ce matin et me voir proposer, comme emballages, des sacs plastiques recyclables (transparents, &#224; base de polypropyl&#232;neW) ! Ils m&#8217;ont expliqu&#233; avoir eu une discussion avec leur patron, qui a finalement &#233;t&#233; convaincu, au moins de faire quelque chose pour &#171; ce client qui transporte ses produits &#224; la main &#187;.</p>

<p align="justify">J&#8217;ai voulu partager ici cette exp&#233;rience pour vous conforter dans l&#8217;id&#233;e que de petits gestes individuels, bien qu&#8217;ils paraissent, pour certaines personnes, tellement insignifiants, sont n&#233;cessaires pour contribuer (chacun modestement &#224; son niveau, autour de lui) &#224; la pr&#233;servation de l&#8217;environnement : c&#8217;est la somme de ces gestes et engagements personnels qui construira la soci&#233;t&#233; verte de demain. Et surtout, ces gestes individuels, lorsqu&#8217;ils sont constants, peuvent susciter l&#8217;adh&#233;sion des autres.</p>
]]></content:encoded>
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				</item>
								<item>
					<title>Acheter des produits informatiques verts</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=acheter_des_produits_informatiques_verts_1&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 15:33:37 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">A propos de Fran&#231;ois Ossama</category>					<guid isPermaLink="false">72@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Voici un outil en ligne qui int&#233;ressera et aidera sans doute ceux qui sont &#224; la recherche d&#8217;appareils informatiques (micro-ordinateurs, portables, imprimantes, etc.) verts : EPEAT (Electronic Product Environmental Assessment Tool http://www.epeat.net/) ou en fran&#231;ais &#171; Outil d&#8217;&#233;valuation &#233;cologique des produits &#233;lectroniques &#187;. Cet outil, d&#233;velopp&#233; par le Conseil &#233;lectronique vert (GEC) aux Etats-Unis, attribue des m&#233;dailles (bronze, argent, or) aux appareils en fonction de leur respect des crit&#232;res environnementaux (une cinquantaine) d&#233;finis par les fabricants, des associations &#233;cologistes, des organismes de protection de la sant&#233;, des consommateurs et des sp&#233;cialistes du recyclage : efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique, utilisation de substances dangereuses, recyclage, etc. Les caract&#233;ristiques environnementales sp&#233;cifiques &#224; chaque pays sont en prise en compte dans l&#8217;&#233;valuation. Malheureusement, pour le moment, seuls 40 pays sont concern&#233;s, dont aucun pays africain.</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Voici un outil en ligne qui int&#233;ressera et aidera sans doute ceux qui sont &#224; la recherche d&#8217;appareils informatiques (micro-ordinateurs, portables, imprimantes, etc.) verts : EPEAT (Electronic Product Environmental Assessment Tool http://www.epeat.net/) ou en fran&#231;ais &#171; Outil d&#8217;&#233;valuation &#233;cologique des produits &#233;lectroniques &#187;. Cet outil, d&#233;velopp&#233; par le Conseil &#233;lectronique vert (GEC) aux Etats-Unis, attribue des m&#233;dailles (bronze, argent, or) aux appareils en fonction de leur respect des crit&#232;res environnementaux (une cinquantaine) d&#233;finis par les fabricants, des associations &#233;cologistes, des organismes de protection de la sant&#233;, des consommateurs et des sp&#233;cialistes du recyclage : efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique, utilisation de substances dangereuses, recyclage, etc. Les caract&#233;ristiques environnementales sp&#233;cifiques &#224; chaque pays sont en prise en compte dans l&#8217;&#233;valuation. Malheureusement, pour le moment, seuls 40 pays sont concern&#233;s, dont aucun pays africain.</p>]]></content:encoded>
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				</item>
								<item>
					<title>L&#8217;oranger et le pneu</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=l_oranger_et_le_pneu&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 15:28:05 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">Ecologie</category>					<guid isPermaLink="false">70@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Le magazine de vulgarisation scientifique &#8220;Sciences et Vie&#8221; nous apprend que la firme japonaise de pneumatique, Yokohama, vient de lancer aux Etats-Unis une nouvelle gamme de pneus, fabriqu&#233;s en utilisant de l&#8217;huile d&#8217;oranger &#224; la place du p&#233;trole ! Les ing&#233;nieurs de Yokohama ont mis au point une formule associant le caoutchouc naturel &#224; l&#8217;huile d&#8217;oranger extraite de pelures d&#8217;oranges, et qui remplace &#224; 80% le p&#233;trole habituellement utilis&#233;. Selon la firme Yokohama, au del&#224; du remplacement du p&#233;trole par une ressource renouvelable, le nouveau mod&#232;le de pneus a montr&#233; une r&#233;duction de 20% de la r&#233;sistance au roulement, ce qui peut am&#233;liorer l&#8217;&#233;conomie de carburant d&#8217;environ 4%.

En attendant l&#8217;&#233;valuation, par des experts ind&#233;pendants, du bilan &#233;cologique des pneus &#224; base d&#8217;orangers par rapport &#224; ceux &#224; base du p&#233;trole (car il faut aussi consid&#233;rer le co&#251;t socio-environnemental de la production et du transport des orangers ainsi que du recyclage des pneus), on ne peut que se f&#233;liciter de ce pas suppl&#233;mentaire en direction des &#233;co-produits.</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Le magazine de vulgarisation scientifique &#8220;Sciences et Vie&#8221; nous apprend que la firme japonaise de pneumatique, Yokohama, vient de lancer aux Etats-Unis une nouvelle gamme de pneus, fabriqu&#233;s en utilisant de l&#8217;huile d&#8217;oranger &#224; la place du p&#233;trole ! Les ing&#233;nieurs de Yokohama ont mis au point une formule associant le caoutchouc naturel &#224; l&#8217;huile d&#8217;oranger extraite de pelures d&#8217;oranges, et qui remplace &#224; 80% le p&#233;trole habituellement utilis&#233;. Selon la firme Yokohama, au del&#224; du remplacement du p&#233;trole par une ressource renouvelable, le nouveau mod&#232;le de pneus a montr&#233; une r&#233;duction de 20% de la r&#233;sistance au roulement, ce qui peut am&#233;liorer l&#8217;&#233;conomie de carburant d&#8217;environ 4%.</p>

<p align="justify">En attendant l&#8217;&#233;valuation, par des experts ind&#233;pendants, du bilan &#233;cologique des pneus &#224; base d&#8217;orangers par rapport &#224; ceux &#224; base du p&#233;trole (car il faut aussi consid&#233;rer le co&#251;t socio-environnemental de la production et du transport des orangers ainsi que du recyclage des pneus), on ne peut que se f&#233;liciter de ce pas suppl&#233;mentaire en direction des &#233;co-produits.</p>]]></content:encoded>
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				</item>
								<item>
					<title>Halte aux sacs plastiques</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=title&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 09:28:32 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">Ecologie</category>					<guid isPermaLink="false">69@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Une loi sur la limitation de l'usage, l'importation et la commercialisation des sacs en poly&#233;thyl&#232;ne est entr&#233;e en vigueur au Rwanda en juin. Cette loi punit les contrevenants des peines allant de 6 &#224; 12 mois de prison et des amendes de 200 &#224; 1000 dollars.

Les sacs plastiques repr&#233;sentent un risque majeur pour l'environnement et la sant&#233;. Constitu&#233;s de poly&#233;thyl&#232;ne, qui est produit &#224; partir des d&#233;chets du p&#233;trole, leur temps de biod&#233;gradabilit&#233; est de plusieurs si&#232;cles ; en d'autres termes, le sol met 400 ans selon les experts &#224; les &#233;liminer  ! Des &#233;valuations ont montr&#233; que des milliers d'animaux marins meurent en ing&#233;rant ces sacs (les dauphins, les tortues ou les baleines les confondraient avec les m&#233;duses et meurent &#233;touff&#233;s en essayant de les manger). Dans la partie Nord sah&#233;lienne du Cameroun, l'on a remarqu&#233; que pendant la saison s&#232;che, lorsque l'herbe s&#232;che, les b&#233;tails se mettent &#224; ingurgiter ces plastiques qui pullulent dans les villes, d&#233;plac&#233;s par le vent. Les risques des sacs plastiques pour la sant&#233; et l'environnement (sols, nappes phr&#233;atiques) ne viendraient cependant pas du poly&#233;thyl&#232;ne d&#233;riv&#233; du p&#233;trole, mais principalement des encres et additifs utilis&#233;s pour teindre le plastique. Ceux-ci comportent des substances nocives comme le dioxyde de titane, voire des m&#233;taux lourds comme le plomb, le chrome, le cadmium, dont la dangerosit&#233; pour la sant&#233; humaine est largement admise et document&#233;e (cancers, atteinte du syst&#232;me nerveux, etc.).

Si l'on peut se f&#233;liciter des mesures d'interdiction ou de limitation prises par le Rwanda, la Tanzanie, l'Afrique du Sud et le Kenya, force est de constater que nombreux pays africains n'ont pas int&#233;gr&#233; ce probl&#232;me dans leurs pr&#233;occupations. Au Cameroun, des pratiques encore plus dangereuses pour la sant&#233; se sont m&#234;me d&#233;velopp&#233;es : il arrive fr&#233;quemment que ces plastiques soient utilis&#233;s pour l'emballage des repas chauds comme les beignets et le couscous (alors que, comme je le faisais observer &#224; l'&#233;pouse d'un ami, nos parents utilisaient simplement des feuilles de bananiers). Or, la chaleur de ces mets pourrait conduire &#224; la lib&#233;ration des compos&#233;s chimiques qui constituent le plastique et qui seront, en m&#234;me temps, ing&#233;r&#233;s avec les repas. Il est donc temps d'attirer la sonnette d'alarme.
</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Une loi sur la limitation de l'usage, l'importation et la commercialisation des sacs en poly&#233;thyl&#232;ne est entr&#233;e en vigueur au Rwanda en juin. Cette loi punit les contrevenants des peines allant de 6 &#224; 12 mois de prison et des amendes de 200 &#224; 1000 dollars.</p>

<p align="justify">Les sacs plastiques repr&#233;sentent un risque majeur pour l'environnement et la sant&#233;. Constitu&#233;s de poly&#233;thyl&#232;ne, qui est produit &#224; partir des d&#233;chets du p&#233;trole, leur temps de biod&#233;gradabilit&#233; est de plusieurs si&#232;cles ; en d'autres termes, le sol met 400 ans selon les experts &#224; les &#233;liminer  ! Des &#233;valuations ont montr&#233; que des milliers d'animaux marins meurent en ing&#233;rant ces sacs (les dauphins, les tortues ou les baleines les confondraient avec les m&#233;duses et meurent &#233;touff&#233;s en essayant de les manger). Dans la partie Nord sah&#233;lienne du Cameroun, l'on a remarqu&#233; que pendant la saison s&#232;che, lorsque l'herbe s&#232;che, les b&#233;tails se mettent &#224; ingurgiter ces plastiques qui pullulent dans les villes, d&#233;plac&#233;s par le vent. Les risques des sacs plastiques pour la sant&#233; et l'environnement (sols, nappes phr&#233;atiques) ne viendraient cependant pas du poly&#233;thyl&#232;ne d&#233;riv&#233; du p&#233;trole, mais principalement des encres et additifs utilis&#233;s pour teindre le plastique. Ceux-ci comportent des substances nocives comme le dioxyde de titane, voire des m&#233;taux lourds comme le plomb, le chrome, le cadmium, dont la dangerosit&#233; pour la sant&#233; humaine est largement admise et document&#233;e (cancers, atteinte du syst&#232;me nerveux, etc.).</p>

<p align="justify">Si l'on peut se f&#233;liciter des mesures d'interdiction ou de limitation prises par le Rwanda, la Tanzanie, l'Afrique du Sud et le Kenya, force est de constater que nombreux pays africains n'ont pas int&#233;gr&#233; ce probl&#232;me dans leurs pr&#233;occupations. Au Cameroun, des pratiques encore plus dangereuses pour la sant&#233; se sont m&#234;me d&#233;velopp&#233;es : il arrive fr&#233;quemment que ces plastiques soient utilis&#233;s pour l'emballage des repas chauds comme les beignets et le couscous (alors que, comme je le faisais observer &#224; l'&#233;pouse d'un ami, nos parents utilisaient simplement des feuilles de bananiers). Or, la chaleur de ces mets pourrait conduire &#224; la lib&#233;ration des compos&#233;s chimiques qui constituent le plastique et qui seront, en m&#234;me temps, ing&#233;r&#233;s avec les repas. Il est donc temps d'attirer la sonnette d'alarme.</p>
]]></content:encoded>
					<comments>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?p=69&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1#comments</comments>
				</item>
								<item>
					<title>Home</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=home&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 09:24:51 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">Ecologie</category>					<guid isPermaLink="false">68@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Je vous propose ici un lien direct pour t&#233;l&#233;charger le film "Home" de Yann Arthus-Bertrand en mp4. Il est aussi disponible sur You Tube &#224; l'adresse http://www.youtube.com/homeprojectFR. Contrairement aux r&#233;cents fiims sur l'environnement (dont "Une v&#233;rit&#233; qui d&#233;range" de Al Gore), ce film est diffus&#233; gratuitement, ses auteurs et producteurs s'&#233;tant engag&#233;s &#224; n'en faire aucun b&#233;n&#233;fice !
En rappelant les chiffres ci-dessous, fournis par les organisations comme l'ONU, le PNUE, la FAO, le film tire la sonnette d'alarme sur le risque av&#233;r&#233; d'atteinte, d'ici &#224; peine une d&#233;cennie, du point de non retour pour la plan&#232;te : "Il reste &#224; peine dix ans &#224; l'humanit&#233; pour prendre conscience de son exploitation d&#233;mesur&#233;e des richesses de la Terre et changer son mode de consommation".


	20 % des hommes consomment plus de 80 % des ressources de la plan&#232;te.
	Les d&#233;penses militaires mondiales sont 12 fois plus &#233;lev&#233;es que l&#8217;aide au d&#233;veloppement.
	5 000 personnes par jour meurent &#224; cause de l&#8217;eau insalubre, un milliard d&#8217;hommes n&#8217;ont pas acc&#232;s &#224; l&#8217;eau potable.
	Un milliard de personnes ont faim.
	Plus de 50 % des c&#233;r&#233;ales commercialis&#233;es dans le monde sont destin&#233;es &#224; l&#8217;&#233;levage et aux agro-carburants.
	40 % des terres cultivables sont d&#233;grad&#233;es.
	Chaque ann&#233;e, 13 millions d&#8217;hectares de for&#234;ts disparaissent.
	1 mammif&#232;re sur 4, 1 oiseau sur 8 et 1 amphibien sur 3 sont menac&#233;s d&#8217;extinction. Les esp&#232;ces s&#8217;&#233;teignent &#224; un rythme 1 000 fois sup&#233;rieur au rythme naturel.
	Les trois quarts des ressources de p&#234;che sont &#233;puis&#233;es, en d&#233;clin ou &#224; la limite de l&#8217;&#234;tre.
	La temp&#233;rature moyenne des 15 derni&#232;res ann&#233;es a &#233;t&#233; la plus &#233;lev&#233;e jamais enregistr&#233;e.
	La banquise a perdu 40 % de son &#233;paisseur en 40 ans.
	Il pourrait y avoir 200 millions de r&#233;fugi&#233;s climatiques avant 2050.

</description>
					<content:encoded><![CDATA[<div align="justify">Je vous propose <strong><a href="http://zag-rider.com/wp-content/2009/06/home2009.mp4" target="_blank">ici</a></strong> un lien direct pour t&#233;l&#233;charger le film "Home" de Yann Arthus-Bertrand en mp4. Il est aussi disponible sur You Tube &#224; l'adresse <a href="http://www.youtube.com/homeprojectFR">http://www.youtube.com/homeprojectFR</a>. Contrairement aux r&#233;cents fiims sur l'environnement (dont "Une v&#233;rit&#233; qui d&#233;range" de Al Gore), ce film est diffus&#233; gratuitement, ses auteurs et producteurs s'&#233;tant engag&#233;s &#224; n'en faire aucun b&#233;n&#233;fice !</div>
<div align="justify">En rappelant les chiffres ci-dessous, fournis par les organisations comme l'ONU, le PNUE, la FAO, le film tire la sonnette d'alarme sur le risque av&#233;r&#233; d'atteinte, d'ici &#224; peine une d&#233;cennie, du point de non retour pour la plan&#232;te : <em>"Il reste &#224; peine dix ans &#224; l'humanit&#233; pour prendre conscience de son exploitation d&#233;mesur&#233;e des richesses de la Terre et changer son mode de consommation".</em>

<ul>
	<li>20 % des hommes consomment plus de 80 % des ressources de la plan&#232;te.</li>
	<li>Les d&#233;penses militaires mondiales sont 12 fois plus &#233;lev&#233;es que l&#8217;aide au d&#233;veloppement.</li>
	<li>5 000 personnes par jour meurent &#224; cause de l&#8217;eau insalubre, un milliard d&#8217;hommes n&#8217;ont pas acc&#232;s &#224; l&#8217;eau potable.</li>
	<li>Un milliard de personnes ont faim.</li>
	<li>Plus de 50 % des c&#233;r&#233;ales commercialis&#233;es dans le monde sont destin&#233;es &#224; l&#8217;&#233;levage et aux agro-carburants.</li>
	<li>40 % des terres cultivables sont d&#233;grad&#233;es.</li>
	<li>Chaque ann&#233;e, 13 millions d&#8217;hectares de for&#234;ts disparaissent.</li>
	<li>1 mammif&#232;re sur 4, 1 oiseau sur 8 et 1 amphibien sur 3 sont menac&#233;s d&#8217;extinction. Les esp&#232;ces s&#8217;&#233;teignent &#224; un rythme 1 000 fois sup&#233;rieur au rythme naturel.</li>
	<li>Les trois quarts des ressources de p&#234;che sont &#233;puis&#233;es, en d&#233;clin ou &#224; la limite de l&#8217;&#234;tre.</li>
	<li>La temp&#233;rature moyenne des 15 derni&#232;res ann&#233;es a &#233;t&#233; la plus &#233;lev&#233;e jamais enregistr&#233;e.</li>
	<li>La banquise a perdu 40 % de son &#233;paisseur en 40 ans.</li>
	<li>Il pourrait y avoir 200 millions de r&#233;fugi&#233;s climatiques avant 2050.</li>
</ul>
</div>]]></content:encoded>
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				</item>
								<item>
					<title>Une si petite feuille de papier &#8230;</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=une_si_petite_feuille_de_papier&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 09:38:30 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">Ecologie</category>					<guid isPermaLink="false">67@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Je m&#8217;appr&#234;tais &#224; imprimer un mail qu&#8217;un ami m&#8217;a envoy&#233; lorsque j&#8217;ai lu &#224; la fin de son message : &#8220;Avant d&#8217;imprimer, pensez &#224; l&#8217;environnement. Consider the environment before printing this mail.&#8221; Du coup j&#8217;ai renonc&#233; &#224; l&#8217;imprimer ; je me rendais d&#8217;ailleurs compte que l&#8217;impression de ce mail n&#8217;&#233;tait pas vraiment indispensable.

Je me suis simplement rappeler qu&#8217;une petite feuille de papier est une partie, fusse telle infime, d&#8217;un arbre abattu quelque part sur plan&#232;te. S&#8217;abstenir de l&#8217;utiliser pour une impression qui n&#8217;est pas n&#233;cessaire est une fa&#231;on de contribuer &#224; sauver un arbre : cet arbre qui donne de l&#8217;oxyg&#232;ne &#224; l&#8217;humanit&#233; et pi&#232;ge le carbone qui r&#233;chauffe la plan&#232;te.

Un petit geste pour une si petite feuille de papier ? Non. Si chaque habitant de la plan&#232;te posait ce geste, au bout d&#8217;une ann&#233;e cela repr&#233;senterait des milliards de papiers, des milliers d&#8217;arbres, c&#8217;est-&#224;-dire des for&#234;ts enti&#232;res conserv&#233;es. Ne sous-estimons pas ces petits gestes du quotidien pour la plan&#232;te. Il n&#8217;y a pas de petites &#233;conomies. Comme le dit Fran&#231;ois d&#8217;Assisse, &#171; Pour commencer, nous allons faire les petites choses faciles. Petit &#224; petit, nous nous attaquerons aux grandes. Et, quand les grandes choses seront faites, nous entreprendrons les choses impossibles &#187;.

Plus loin, j&#8217;ai consult&#233; ces conseils propos&#233;s par Lexmark : &#233;vitez d&#8217;imprimer les emails et les brouillons ;  choisir de pr&#233;f&#233;rence des papiers certifi&#233;s ; utilisez le mode d&#8217;impression en brouillon pour &#233;conomiser de l&#8217;encre et accro&#238;tre la dur&#233;e de vie de vos cartouches ; jetez vos papiers et cartouches dans des conteneurs s&#233;par&#233;s pour faciliter le recyclage&#8230;
</description>
					<content:encoded><![CDATA[<div align="justify">Je m&#8217;appr&#234;tais &#224; imprimer un mail qu&#8217;un ami m&#8217;a envoy&#233; lorsque j&#8217;ai lu &#224; la fin de son message : &#8220;Avant d&#8217;imprimer, pensez &#224; l&#8217;environnement. Consider the environment before printing this mail.&#8221; Du coup j&#8217;ai renonc&#233; &#224; l&#8217;imprimer ; je me rendais d&#8217;ailleurs compte que l&#8217;impression de ce mail n&#8217;&#233;tait pas vraiment indispensable.

Je me suis simplement rappeler qu&#8217;une petite feuille de papier est une partie, fusse telle infime, d&#8217;un arbre abattu quelque part sur plan&#232;te. S&#8217;abstenir de l&#8217;utiliser pour une impression qui n&#8217;est pas n&#233;cessaire est une fa&#231;on de contribuer &#224; sauver un arbre : cet arbre qui donne de l&#8217;oxyg&#232;ne &#224; l&#8217;humanit&#233; et pi&#232;ge le carbone qui r&#233;chauffe la plan&#232;te.

Un petit geste pour une si petite feuille de papier ? Non. Si chaque habitant de la plan&#232;te posait ce geste, au bout d&#8217;une ann&#233;e cela repr&#233;senterait des milliards de papiers, des milliers d&#8217;arbres, c&#8217;est-&#224;-dire des for&#234;ts enti&#232;res conserv&#233;es. Ne sous-estimons pas ces petits gestes du quotidien pour la plan&#232;te. Il n&#8217;y a pas de petites &#233;conomies. Comme le dit Fran&#231;ois d&#8217;Assisse, &#171; Pour commencer, nous allons faire les petites choses faciles. Petit &#224; petit, nous nous attaquerons aux grandes. Et, quand les grandes choses seront faites, nous entreprendrons les choses impossibles &#187;.

Plus loin, j&#8217;ai consult&#233; ces conseils propos&#233;s par Lexmark : &#233;vitez d&#8217;imprimer les emails et les brouillons ;  choisir de pr&#233;f&#233;rence des papiers certifi&#233;s ; utilisez le mode d&#8217;impression en brouillon pour &#233;conomiser de l&#8217;encre et accro&#238;tre la dur&#233;e de vie de vos cartouches ; jetez vos papiers et cartouches dans des conteneurs s&#233;par&#233;s pour faciliter le recyclage&#8230;</div>
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				</item>
								<item>
					<title>Yes we can, un moment historique</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=yes_we_can_un_moment_historique&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 18:30:52 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">G&#233;n&#233;ral</category>					<guid isPermaLink="false">66@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Barack Obama vient d&#8217;&#234;tre &#233;lu 44e pr&#233;sident des Etats-Unis d&#8217;Am&#233;rique, la premi&#232;re puissance du monde, qui, que l&#8217;on le veuille ou non (et on l&#8217;aura mieux compris encore avec Bush), a plus que tout autre pays, le pouvoir de d&#233;terminer le destin de notre plan&#232;te sur le plan g&#233;opolitique, &#233;conomique et &#233;cologie, d&#8217;inspirer la paix ou la guerre. C&#8217;est un moment historique. Qui devrait porter tous les peuples du monde &#224; l&#39;introspection. Qu&#39;une grande nation, qui mit des millions de personnes en esclavage, qui, il y a seulement encore quelques d&#233;cennies (c&#8217;est-&#224;-dire pas grand chose sur l&#8217;&#233;chelle de l&#8217;histoire), refusait les mariages mixtes, pratiquait la s&#233;gr&#233;gation raciale dans les transports, les &#233;coles, choisisse de porter triomphalement &#224; sa t&#234;te un noir (opprim&#233; d&#8217;hier), montre que le mal, l&#39;intol&#233;rance et les souffrances inflig&#233;es aux autres ne sont pas n&#233;cessairement le destin de l&#39;humanit&#233; ; qu&#39;un monde port&#233; par d&#39;autres valeurs est possible. Ceux qui pensent le contraire se sont toujours employ&#233;s, &#224; dessein, &#224; faire passer les autres pour des na&#239;fs, des id&#233;alistes. Le message donn&#233; au monde par ces millions d&#39;am&#233;ricains, qui ont transcend&#233; les pr&#233;jug&#233;s et les haines port&#233;s par leurs p&#232;res contre une race, est aussi que nous ne devons pas avoir peur d&#39;affirmer notre na&#239;vet&#233; et notre id&#233;alisme. Nous devons soutenir que l&#39;intol&#233;rance, si souvent &#233;rig&#233;e en r&#233;alit&#233; structurante, n&#39;est pas l&#39;unique perspective de l&#8217;esp&#232;ce humaine. M&#233;ditons ce message de  f&#233;licitations de Nelson  Mandela &#224; Barack Obama : &#34;Votre victoire d&#233;montre que personne dans le monde ne doit avoir peur de r&#234;ver de changer le monde pour le rendre meilleur&#34;.

C&#39;est un moment historique, car arrivant &#224; une p&#233;riode de doute pour un monde confront&#233; comme jamais &#224; une violence macabre (souvent instigu&#233;e d&#39;ailleurs par des Etats d&#233;mocratiques,  et par des groupuscules et des individus mus par un instinct et un dessein de destruction),  &#224; une crise &#233;cologique grave qui s&#39;accentue, &#224; des in&#233;galit&#233;s sociales d&#233;chirantes, etc. Cette &#233;lection, le temps d&#39;un instant, transforme ce doute en espoir. C&#39;est un instant de r&#233;pit, o&#249; nous ne devons pas avoir peur de r&#234;ver, d&#39;esp&#233;rer, quitte &#224; passer pour des na&#239;fs et des id&#233;alistes. Mais nous avons besoin de r&#234;ves avec leur part de na&#239;vet&#233;, c&#39;est notre opium, notre &#233;nergie primaire. C&#39;est aussi gr&#226;ce au r&#234;ve de paix que la guerre froide ne s&#39;est pas achev&#233;e dans un apocalypse nucl&#233;aire ; au r&#234;ve de libert&#233; que le monde s&#39;est affranchi des totalitarismes. Combien, il y a un an, ont pens&#233; na&#239;f de croire que Obama serait &#233;lu pr&#233;sident des Etats-Unis ?

Montrons &#224; nos enfants qu&#39;il n&#39; y a pas que le mal en nous. Il y a aussi cette part de bien que nous devons saisir pour des promesses nouvelles. Le bien peut aussi triompher.  Dans quatre ans nous verrons si la promesse n&#233;e aujourd&#39;hui deviendra r&#233;alit&#233;. En attendant, laissons nous aller &#224; cette &#233;motion, m&#234;me jusqu&#39;aux larmes !

Et comme des millions peut &#234;tre des milliards d&#39;hommes et de femmes dans le monde, je souhaite bonne r&#233;ussite &#224; Obama. Qu&#39;il n&#39;oublie pas le poids des attentes suscit&#233;es, partout, dans de nombreux domaines comme l&#39;&#233;cologie pour laquelle je milite. Qu&#39;il ait en esprit que les esp&#233;rances qu&#39;il a fait na&#238;tre sont &#224; la hauteur du d&#233;saroi des peuples depuis quelques ann&#233;es. Il est vital qu&#39;il en soit aussi &#224; la hauteur.</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Barack Obama vient d&#8217;&#234;tre &#233;lu 44e pr&#233;sident des Etats-Unis d&#8217;Am&#233;rique, la premi&#232;re puissance du monde, qui, que l&#8217;on le veuille ou non (et on l&#8217;aura mieux compris encore avec Bush), a plus que tout autre pays, le pouvoir de d&#233;terminer le destin de notre plan&#232;te sur le plan g&#233;opolitique, &#233;conomique et &#233;cologie, d&#8217;inspirer la paix ou la guerre. C&#8217;est un moment historique. Qui devrait porter tous les peuples du monde &#224; l&#39;introspection. Qu&#39;une grande nation, qui mit des millions de personnes en esclavage, qui, il y a seulement encore quelques d&#233;cennies (c&#8217;est-&#224;-dire pas grand chose sur l&#8217;&#233;chelle de l&#8217;histoire), refusait les mariages mixtes, pratiquait la s&#233;gr&#233;gation raciale dans les transports, les &#233;coles, choisisse de porter triomphalement &#224; sa t&#234;te un noir (opprim&#233; d&#8217;hier), montre que le mal, l&#39;intol&#233;rance et les souffrances inflig&#233;es aux autres ne sont pas n&#233;cessairement le destin de l&#39;humanit&#233; ; qu&#39;un monde port&#233; par d&#39;autres valeurs est possible. Ceux qui pensent le contraire se sont toujours employ&#233;s, &#224; dessein, &#224; faire passer les autres pour des na&#239;fs, des id&#233;alistes. Le message donn&#233; au monde par ces millions d&#39;am&#233;ricains, qui ont transcend&#233; les pr&#233;jug&#233;s et les haines port&#233;s par leurs p&#232;res contre une race, est aussi que nous ne devons pas avoir peur d&#39;affirmer notre na&#239;vet&#233; et notre id&#233;alisme. Nous devons soutenir que l&#39;intol&#233;rance, si souvent &#233;rig&#233;e en r&#233;alit&#233; structurante, n&#39;est pas l&#39;unique perspective de l&#8217;esp&#232;ce humaine. M&#233;ditons ce message de  f&#233;licitations de Nelson  Mandela &#224; Barack Obama : &quot;Votre victoire d&#233;montre que personne dans le monde ne doit avoir peur de r&#234;ver de changer le monde pour le rendre meilleur&quot;.

</p><p align="justify">C&#39;est un moment historique, car arrivant &#224; une p&#233;riode de doute pour un monde confront&#233; comme jamais &#224; une violence macabre (souvent instigu&#233;e d&#39;ailleurs par des Etats d&#233;mocratiques,  et par des groupuscules et des individus mus par un instinct et un dessein de destruction),  &#224; une crise &#233;cologique grave qui s&#39;accentue, &#224; des in&#233;galit&#233;s sociales d&#233;chirantes, etc. Cette &#233;lection, le temps d&#39;un instant, transforme ce doute en espoir. C&#39;est un instant de r&#233;pit, o&#249; nous ne devons pas avoir peur de r&#234;ver, d&#39;esp&#233;rer, quitte &#224; passer pour des na&#239;fs et des id&#233;alistes. Mais nous avons besoin de r&#234;ves avec leur part de na&#239;vet&#233;, c&#39;est notre opium, notre &#233;nergie primaire. C&#39;est aussi gr&#226;ce au r&#234;ve de paix que la guerre froide ne s&#39;est pas achev&#233;e dans un apocalypse nucl&#233;aire ; au r&#234;ve de libert&#233; que le monde s&#39;est affranchi des totalitarismes. Combien, il y a un an, ont pens&#233; na&#239;f de croire que Obama serait &#233;lu pr&#233;sident des Etats-Unis ?

Montrons &#224; nos enfants qu&#39;il n&#39; y a pas que le mal en nous. Il y a aussi cette part de bien que nous devons saisir pour des promesses nouvelles. Le bien peut aussi triompher.  Dans quatre ans nous verrons si la promesse n&#233;e aujourd&#39;hui deviendra r&#233;alit&#233;. En attendant, laissons nous aller &#224; cette &#233;motion, m&#234;me jusqu&#39;aux larmes !

</p><p align="justify">Et comme des millions peut &#234;tre des milliards d&#39;hommes et de femmes dans le monde, je souhaite bonne r&#233;ussite &#224; Obama. Qu&#39;il n&#39;oublie pas le poids des attentes suscit&#233;es, partout, dans de nombreux domaines comme l&#39;&#233;cologie pour laquelle je milite. Qu&#39;il ait en esprit que les esp&#233;rances qu&#39;il a fait na&#238;tre sont &#224; la hauteur du d&#233;saroi des peuples depuis quelques ann&#233;es. Il est vital qu&#39;il en soit aussi &#224; la hauteur.</p>]]></content:encoded>
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				</item>
								<item>
					<title>Le m&#233;thane des fonds sous-marins de l&#8217;arctique s&#8217;&#233;chappe</title>
					<link>http://www.riddac.org/blogs/francoisossama/index.php?title=le_methane_des_fonds_sous_marins_de_l_ar&amp;more=1&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1</link>
					<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 10:58:03 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">Ecologie</category>					<guid isPermaLink="false">65@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Je vous invite &#224; lire cet article publi&#233; par le journal britannique &#8220;The Independant&#8221; qui relaie les premiers r&#233;sultats d&#8217;une &#233;tude scientifique (en cours) selon lesquels le m&#233;thane stock&#233; dans les fonds sous-marins de l&#8217;arctique a commenc&#233; &#224; s&#8217;&#233;chapper vers la surface, du fait de la fonte du glacier. Les scientifiques redoutaient ce ph&#233;nom&#232;ne car les quantit&#233;s de m&#233;thane emprisonn&#233; sous l&#8217;arctique depuis des milliers d&#8217;ann&#233;es sont &#233;normes (elles d&#233;passeraient en importance la totalit&#233; du carbone contenu dans les r&#233;serves mondiales de charbon) ; parall&#232;lement le m&#233;thane est un gaz dont l&#8217;effet de serre est 20 &#224; 22 fois plus important que le gaz carbonique. Sa lib&#233;ration totale dans l&#8217;atmosph&#232;re est donc consid&#233;r&#233;e comme une catastrophe majeure pour le climat, car elle devrait acc&#233;l&#233;rer le r&#233;chauffement climatique.</description>
					<content:encoded><![CDATA[<div align="justify">Je vous invite &#224; lire cet article publi&#233; par le journal britannique &#8220;The Independant&#8221; qui relaie les premiers r&#233;sultats d&#8217;une &#233;tude scientifique (en cours) selon lesquels le m&#233;thane stock&#233; dans les fonds sous-marins de l&#8217;arctique a commenc&#233; &#224; s&#8217;&#233;chapper vers la surface, du fait de la fonte du glacier. Les scientifiques redoutaient ce ph&#233;nom&#232;ne car les quantit&#233;s de m&#233;thane emprisonn&#233; sous l&#8217;arctique depuis des milliers d&#8217;ann&#233;es sont &#233;normes (elles d&#233;passeraient en importance la totalit&#233; du carbone contenu dans les r&#233;serves mondiales de charbon) ; parall&#232;lement le m&#233;thane est un gaz dont l&#8217;effet de serre est 20 &#224; 22 fois plus important que le gaz carbonique. Sa lib&#233;ration totale dans l&#8217;atmosph&#232;re est donc consid&#233;r&#233;e comme une catastrophe majeure pour le climat, car elle devrait acc&#233;l&#233;rer le r&#233;chauffement climatique.</div>]]></content:encoded>
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					<title>Il faut sauver les abeilles</title>
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					<pubDate>Sat, 20 Sep 2008 13:57:53 +0000</pubDate>
					<dc:creator>Fran&#231;ois Ossama</dc:creator>
					<category domain="main">Ecologie</category>					<guid isPermaLink="false">64@http://www.riddac.org/blogs/</guid>
					<description>Les abeilles sont-elles en train de dispara&#238;tre ? On observe en tout cas, depuis quelques ann&#233;es, un curieux ph&#233;nom&#232;ne que les am&#233;ricains ont baptis&#233; &#171; Colony Collapse Disorder &#187; (CCD - Syndrome d&#39;effondrement des colonies) : des milliers d&#39;abeilles ne rentrent pas dans leurs ruches, sans que l&#39;on puisse retrouver leur trace ou leurs cadavres &#224; proximit&#233; (elles &#171; disparaissent &#187; en quelque sorte !). Ce ph&#233;nom&#232;ne est observ&#233; dans de nombreux pays, et en particulier aux Etats-Unis o&#249; l&#39;on estime que depuis 2006 le CCD a touch&#233; jusqu&#8217;&#224; 75% des abeilles de G&#233;orgie, d&#8217;Oklahoma, de Pennsylvanie, du Wisconsin ou de Californie ; un quart du cheptel des ruchers aurait disparu rien que durant l&#39;hiver 2006-2007. Mais l&#39;Europe et le Canada sont aussi de plus en plus touch&#233;s : au cours de la m&#234;me p&#233;riode (hiver 2006-2007) 40 % des ruches se sont vid&#233;es au Qu&#233;bec, 25 % des colonies ont &#233;t&#233; d&#233;cim&#233;es en Allemagne.Les scientifiques ne s&#39;accordent pas sur les causes de cette disparition. On &#233;voque l&#39;agriculture intensive, l&#39;urbanisation,  les pesticides et les industries chimiques, un virus ou une bact&#233;rie et plus r&#233;cemment, des chercheurs allemands ont montr&#233; que les champs &#233;lectromagn&#233;tiques des t&#233;l&#233;phones portables d&#233;sorienteraient les abeilles, les emp&#234;chant de retourner &#224; leurs ruches.Si l&#39;on ne s&#39;accorde pas sur les causes du CCD, les cons&#233;quences potentielles, elles, ne font pas l&#39;objet de doute quant &#224; leur gravit&#233; &#233;cologique et &#233;conomique. Pour une raison simple : la pollinisation est une fonction vitale pour la plupart des esp&#232;ces v&#233;g&#233;tales ; les pommiers, les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l&#8217;arachide, le melon, etc. d&#233;pendent de 90 % &#224; 100 % des abeilles pour leur pollinisation. On estime qu&#39;avec la disparition des abeilles, c&#39;est 65 % des plantes agricoles qui seraient menac&#233;es, soit 35 % de notre alimentation. Un monde sans abeilles pourrait donc &#234;tre un monde sans fleurs, l&#233;gumes et autres plantes (ce qui naturellement menacerait la survie de certaines esp&#232;ces animales). L&#39;affaire est par cons&#233;quent prise tr&#232;s au s&#233;rieux par les scientifiques (le ph&#233;nom&#232;ne a fait l&#39;objet d&#39;un rapport du Congr&#232;s am&#233;ricain en 2007). Car le CCD serait d&#233;j&#224; &#224; l&#39;origine d&#39;une baisse de la production agricole dans certaines r&#233;gions. Selon Dennis van Engelsdorp, chercheur au d&#233;partement d&#39;agronomie de l&#39;universit&#233; de Pennsylvanie, des producteurs de concombres de Caroline du Nord aux Etats-Unis ont r&#233;duit leur production jusqu&#39;&#224; 50 % simplement parce qu&#39;ils n&#39;ont pas trouv&#233; suffisamment de colonies disponibles pour assurer la pollinisation !Bien que la citation &#171; si les abeilles venaient &#224; dispara&#238;tre, l&#39;humanit&#233; n&#39;aurait plus que quatre ann&#233;es devant elle &#187;, souvent attribu&#233;e &#224; Albert Einstein, paraissent exag&#233;r&#233;e, il est hautement probable que sans abeilles, le visage du monde ne soit plus le m&#234;me. D&#39;o&#249; l&#39;urgence d&#39;une plus grande prise de conscience par le grand public (qui reste peu sensibilis&#233; &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne) et d&#39;actions pour sauver les abeilles.

</description>
					<content:encoded><![CDATA[<div align="justify">Les abeilles sont-elles en train de dispara&#238;tre ? On observe en tout cas, depuis quelques ann&#233;es, un curieux ph&#233;nom&#232;ne que les am&#233;ricains ont baptis&#233; &#171; Colony Collapse Disorder &#187; (CCD - Syndrome d&#39;effondrement des colonies) : des milliers d&#39;abeilles ne rentrent pas dans leurs ruches, sans que l&#39;on puisse retrouver leur trace ou leurs cadavres &#224; proximit&#233; (elles &#171; disparaissent &#187; en quelque sorte !). Ce ph&#233;nom&#232;ne est observ&#233; dans de nombreux pays, et en particulier aux Etats-Unis o&#249; l&#39;on estime que depuis 2006 le CCD a touch&#233; jusqu&#8217;&#224; 75% des abeilles de G&#233;orgie, d&#8217;Oklahoma, de Pennsylvanie, du Wisconsin ou de Californie ; un quart du cheptel des ruchers aurait disparu rien que durant l&#39;hiver 2006-2007. Mais l&#39;Europe et le Canada sont aussi de plus en plus touch&#233;s : au cours de la m&#234;me p&#233;riode (hiver 2006-2007) 40 % des ruches se sont vid&#233;es au Qu&#233;bec, 25 % des colonies ont &#233;t&#233; d&#233;cim&#233;es en Allemagne.<br /><br />Les scientifiques ne s&#39;accordent pas sur les causes de cette disparition. On &#233;voque l&#39;agriculture intensive, l&#39;urbanisation,  les pesticides et les industries chimiques, un virus ou une bact&#233;rie et plus r&#233;cemment, des chercheurs allemands ont montr&#233; que les champs &#233;lectromagn&#233;tiques des t&#233;l&#233;phones portables d&#233;sorienteraient les abeilles, les emp&#234;chant de retourner &#224; leurs ruches.<br /><br />Si l&#39;on ne s&#39;accorde pas sur les causes du CCD, les cons&#233;quences potentielles, elles, ne font pas l&#39;objet de doute quant &#224; leur gravit&#233; &#233;cologique et &#233;conomique. Pour une raison simple : la pollinisation est une fonction vitale pour la plupart des esp&#232;ces v&#233;g&#233;tales ; les pommiers, les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l&#8217;arachide, le melon, etc. d&#233;pendent de 90 % &#224; 100 % des abeilles pour leur pollinisation. On estime qu&#39;avec la disparition des abeilles, c&#39;est 65 % des plantes agricoles qui seraient menac&#233;es, soit 35 % de notre alimentation. Un monde sans abeilles pourrait donc &#234;tre un monde sans fleurs, l&#233;gumes et autres plantes (ce qui naturellement menacerait la survie de certaines esp&#232;ces animales). <br /><br />L&#39;affaire est par cons&#233;quent prise tr&#232;s au s&#233;rieux par les scientifiques (le ph&#233;nom&#232;ne a fait l&#39;objet d&#39;un rapport du Congr&#232;s am&#233;ricain en 2007). Car le CCD serait d&#233;j&#224; &#224; l&#39;origine d&#39;une baisse de la production agricole dans certaines r&#233;gions. Selon Dennis van Engelsdorp, chercheur au d&#233;partement d&#39;agronomie de l&#39;universit&#233; de Pennsylvanie, des producteurs de concombres de Caroline du Nord aux Etats-Unis ont r&#233;duit leur production jusqu&#39;&#224; 50 % simplement parce qu&#39;ils n&#39;ont pas trouv&#233; suffisamment de colonies disponibles pour assurer la pollinisation !<br /><br />Bien que la citation &#171; si les abeilles venaient &#224; dispara&#238;tre, l&#39;humanit&#233; n&#39;aurait plus que quatre ann&#233;es devant elle &#187;, souvent attribu&#233;e &#224; Albert Einstein, paraissent exag&#233;r&#233;e, il est hautement probable que sans abeilles, le visage du monde ne soit plus le m&#234;me. D&#39;o&#249; l&#39;urgence d&#39;une plus grande prise de conscience par le grand public (qui reste peu sensibilis&#233; &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne) et d&#39;actions pour sauver les abeilles.<br /></div>

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